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One can compromise over programme but not over principle. Nkwame Nkrumah, Consciencism.
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Edito
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Éditorial
UdM is to help Cameroon develop more as a nation
Madame Janet Garvey, ambassadrice des Etats-Unis au Cameroun a effectué une visite sur le campus de l'UdM le 25 mars 2009. A cette occasion, elle s'est adressée à la communauté universitaire et à l'AED.
J'aimerais tout d'abord remercier le Professeur Kaptuè pour l'accueil chaleureux réservé à moi-même et aux autres membres de la délégation de l'Ambassade des Etats-Unis. C'est la première fois que je visite l'Université des Montagnes et je suis très impressionnée par la qualité des infrastructures, du corps enseignant et des étudiants. Par ailleurs, j'espère que ceux d'entre vous qui aimeraient poursuivre leurs études aux Etats-Unis ont trouvé utiles les présentations faites par mes collègues.
When we requested a visit to the University, the administration asked me to address the students and staff, which I am very happy to do today. As the American Ambassador, I am often asked what can be done to help Cameroon advance as a nation and realize its great potential. In my brief remarks, I would like to touch on two aspects I think are extremely important for the future of Cameroon and mat I see being addressed at the Université des Montagnes : providing for the health of a nation and developing the full potential of women.
Fighting diseases and poverty
Thanks to my tour of your campuses, I now better understand the important educational work being done at the Université des Montagnes, particularly in the medical field. Former UN Secretary General Kofi Anan has said "the biggest enemy of health in the developing world is poverty." I would argue that the inverse of this is also true; that the developing world can not emerge from poverty until it is able to provide for the health of its population. I know that many of you will go on to careers in the health field, which is increasingly vital in a country like Cameroon. More than 5 percent of the Cameroonians suffers from HIV/AIDS, and there are an estimated 300,000 children orphaned by AIDS. Tuberculosis, a disease that hits the poorest and most vulnerable groups hardest, is second only to HIV among infectious killers worldwide and often goes hand-in-hand with AIDS. Malaria is a constant threat to many in Cameroon, comprising an estimated 40-45 percent of all hospital visits and responsible for nearly half the deaths of children under the age of 5. It is difficult to emerge from poverty when many families must use their limited finances to care for sick loved ones or, worse yet, lose their most productive members to preventable illnesses. Your work to fight these and other health issues will help to provide for the health and well being necessary to help Cameroon develop more full as a nation.
Two-thirds of your student body is female
March is Women's History Month in the United States, and we have just celebrated International Women's Day around the world, so it is appropriate that I address the role that empowering women plays in advancing society. In visiting your University today, I was pleased to learn that nearly two-thirds of your student body is female. As someone who has risen through the ranks of a career previously considered the domain of men, it is good to see so many young women studying medicine and technology, fields which have also historically experienced a gender bias. Fortunately, as the women among you today are proof, these trends are changing.
This shift can been seen in my profession as well, notably by the fact that three of the last four U.S. Secretaries of State - Madeleine Albright, Condoleeza Rice, and Hillary Clinton - were women. And we have a First Lady of the United States in Michele Obama who proves she is every bit as strong, intelligent, and impressive as her husband. But it is not just women in high positions that matter, as Secretary Clinton noted in her remarks on International Women's Day.
She said:
I am proud to honor women around the world who are blazing traits and surmounting obstacles in pursuit of equality and opportunity. Although you may not know their names or recognize their faces, these women advocates are hard at work in every country and on every continent, seeking to fulfill their right to participate fully in the political, economic and cultural lives of their societies. Often working against great odds and at great personal sacrifice, they are a key to global progress in this new century and deserve our admiration and support. A growing body of research tells us that supporting women is a high-yield investment, resulting in stronger economies, more vibrant civil societies, healthier communities, and greater peace and stability.”

Janet Garvey, US ambassador to Cameroon
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La Secrétaire d'Etat Mme Clinton souligne la place de choix de l'éducation lorsqu'elle déclare qu'une société ne peut progresser si elle ne permet le plein développement de toutes les potentialités de ses citoyens, hommes et femmes confondus. L'éducation joue un rôle important pour l'accomplissement de ces capacités, car elle est le socle qui favorise l'émergence de futures femmes d'affaires, femmes ingénieurs, femmes leaders et femmes médecins. Ici à l'Université des Montagnes vous formez la nouvelle génération des professionnels camerounais de la santé, en même temps que vous contribuez à assurer la participation des jeunes femmes camerounaises à la réalisation d'un avenir meilleur pour leur pays. Ce sont là des actions dont vous pouvez être fiers !
Thank you.
Janet Garvey
US Ambassador to Cameroon
March 25, 2009 in Bangante, Cameroon
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Campus Echos 
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Nouveautés de l'année académique 2008-2009
L'année académique 2008-2009 a été marquée par des changements majeurs à trois niveaux, à savoir les rapports avec le ministère de tutelle, l'ouverture de nouveaux cycles et filières et ainsi que des Cliniques universitaires des Montagnes.
Accord parfait avec le Minesup
Le statut de l'Institut supérieur des Sciences de la Santé (ISSS) a été régularisé par le ministère de l'Enseignement supérieur, ainsi que la reconnaissance du droit d'y former jusqu'au niveau doctorat aux métiers des sciences de la santé. De nouvelles filières ont également été autorisées à s'ouvrir, notamment la chirurgie dentaire, les soins infirmiers, la médecine vétérinaire, mais aussi le second cycle de l'Institut Supérieur des Sciences et Technologie (ISST). Enfin il a été accordé le droit de délivrer des licences aux étudiants de l'ISSS et de l'ISST.
Nouvelles filières et nouveaux cycles
Même si elles ne comblent toutes les attentes des populations qui soupirent après l'ouverture des filières moins exigeantes en équipements et infrastructures (gestion, commerce, etc.), l'engouement suscité dès le lancement du concours de novembre 2008 pour l'admission en première année prouve que ces nouvelles filières répondent à un besoin réel des populations et surtout des futurs demandeurs d'emploi. 24 étudiants ont été retenus en Médecine vétérinaire et 35 en Chirurgie dentaire. La filière Soins infirmiers, quant à elle, sera ouverte à la rentrée 2009-2010.
Recrutement d'enseignants permanents
Le besoin se faisait de plus en plus sentir d'augmenter le nombre d'enseignants permanents intervenant sur les campus de l'UdM. Une politique de recrutement annuel s'est mise en place depuis la rentrée 2008-2009. Ainsi, l'UdM dispose à présent de 40 enseignants permanents contre 14 en 2007-2008, répartis comme suit : 3 professeurs, 6 maîtres de conférences, 18 chargés de cours, 7 assistants et 6 attachés à l'enseignement et à la recherche.
Enfin l'hôpital
L'hôpital d'application de l'UdM est ouvert au public depuis le 16 mars 2009. Pendant deux mois, les populations de Banekane et ses environs ont eu droit à des consultations gratuites effectuées par le personnel recruté pour animer le deuxième projet de l'AED. Il s'agit de quatre médecins, un chirurgien dentiste et six infirmiers et techniciens supérieurs des métiers de la santé.
Toutes ces innovations ont marqué l'année académique 2008-2009 d'un sceau particulier. Vivement que 2009-2010 relève les défis qui lui sont lancés !
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Les cliniques universitaires sont ouvertes au public
Tout le monde se demandait quand est-ce que l'hôpital d'application de l'UdM ouvrirait enfin ses portes. C'est chose faite depuis le 16 mars 2009. Les Cliniques Universitaires des Montagnes de Bangangté accueillent les malades pour le bien des populations et de la faculté de médecine de l'UdM.
Pendant deux mois, les populations de Banekane et ses environs ont eu droit à des consultations gratuites effectuées par le personnel recruté pour animer le deuxième projet de l'AED. Les Docteurs Jean Pierre Wona (Chirurgien), Patrice Mbaya (Gynécologue), Ivan Nkeng (Endocrinologue), Julien Désiré Zoo Atyame (Urgentiste-Anesthésiste-Réanimateur), Bruno Kaptuè (Chirurgien dentiste), Jonas Kouamouo (Pharmacien), soutenus par Clément Tientcheu (administrateur) et six infirmiers et techniciens supérieurs ont ouvert les portes de l'hôpital de Banekane. Le nouveau né de l'AED a reçu l'agrément du ministère de la Santé publique sous l'appellation Cliniques Universitaires des Montagnes (CUM).

Hall d'attente à Banekane
Premières statistiques
Le bâtiment construit de 2004 à 2005 et qui représentait le bloc Chirurgie de l'Hôpital envisagé a été remodelé pour obéir aux besoins d'une clinique de « jour ». C'est dire qu'à ce jour, le CUM ne fait pas d'hospitalisations nocturnes mais peut placer des patients en observation pour la journée.
Au 15 mai 2009, le cabinet dentaire qui a été le premier service opérationnel affichait plus de 170 consultations au cours desquelles des soins divers ont prodigués : détartrages, des extractions mais aussi un cas d'ameloblastome qui nécessite une intervention chirurgicale qu'effectuera un chirurgien maxillo-facial.
Au service des urgences, plus de 1 000 consultations ont été effectuées et trois petites interventions chirurgicales : 1 cas d'abcès cervical chez un nourrisson de 13 mois, 1 cas de kyste frontal chez une fillette de 12 ans et un cas de kyste sur le tibia d'une femme de 40 ans. Aucun cas nécessitant un transfert n'a été enregistré à ce jour.
Besoins pressants
Les médecins en poste signalent des besoins urgents eu égard de l'afflux important des malades vers le nouvel hôpital. Il s'agit notamment d'une banque de sang et du personnel spécialisé pour une telle activité. « Imaginez qu'on ait affaire à un cas d'accouchement difficile où la parturiente est toute blanche tant elle perd du sang, il y a lieu de la perfuser. C'est un exemple pour montrer l'urgence d'une banque de sang », affirme le Dr Julien Désiré Zoo Atyame.

Toute première intervention
Les praticiens en activité ne cachent pas leur joie de noter que les travaux de vérification du fonctionnement des scialytiques et l'exécution du marché des gaz médicaux vont bon train. Par ailleurs, la pharmacie des CUM est en train de se constituer. Choses et d'autres qui prouvent qu'il n’est plus possible de reculer.
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Inauguration du Laboratoire d'électronique et d'informatique
Fruit de la collaboration entre la Haute Ecole d'Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (Suisse), le laboratoire d'électronique et d'informatique baptisé « Laboratoire Mudry » a été inauguré le 18 décembre 2008.
A cette occasion, une délégation suisse a effectué du 14 novembre au 21 décembre 2008 une mission d'enseignement et d'implantation du laboratoire, création du Professeur Freddy Mudry, enseignant à la HEIG-VD, représentant de la délégation et accompagné de M. Hervé Yafong, camerounais et diplômé de l'HEIG. Durant leur séjour, ils ont mis en place le laboratoire dont les équipements, ordinateurs, appareils et consommables électroniques, sont un don de la HEIG-VD à l'UdM.

Inauguration du labo d'électronique
Depuis 2007 une convention de coopération avait été signée entre les deux institutions. Les missions d'enseignement du Professeur Mudry s’inscrivent dans ce cadre. Il est également responsable de l'organisation du concours d'entrée en 1ière année à la HEIG-VD par l'UdM sur le campus de Mfetum depuis avril 2008.

Laboratoire d'électronique
La HEIG-VD possède un partenariat industriel très développé avec les entreprises suisses, et travaille avec l'UdM dans cette optique ; offrir aux étudiants une formation répondant aux besoins des professionnels.
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Travaux d'aménagement : un campus annexe de l'UdM en attendant Banekane
La population estudiantine de l'Université des Montagnes s'élève à 970 jeunes. Ces étudiants sont répartis ainsi qu'il suit dans les filières ci-après : 577 en médecine, 161 en pharmacie, 35 en chirurgie dentaire, 24 en médecine vétérinaire, 173 en sciences et technologie. Tout un beau monde qu'il fallait « caser sur le campus provisoire de 2 ha qu'est celui de Mfetum, propriété de l'Eglise évangélique du Cameroun.
Un tel effectif demandait de nouveaux amphis pour compléter les amphis C01, C02 (capacité 80 places), C03, L01 et L16 (capacité 120 places), mais aussi de nouveaux laboratoires, notamment en Sciences et technologie. Quatre laboratoires, un atelier de dessin industriel et de fabrication mécanique ont vu le jour. Deux autres ont été réaménagés pour accueillir plus d'étudiants en monôme ou en binôme, mais il manquait d'espace pour construire de nouveaux amphis. Ainsi, après des semaines de prospection, l'ancien Collège Tchougo, a finalement été retenu pour abriter un campus annexe en attendant la construction d'infrastructures modernes sur le site définitif de Banekane.
Mais comme avec le site de Mfetum, le collège désaffecté nécessitait des travaux d'embellissement, de réfection du sol, d'adduction d'eau, de câblage électrique. Au total la facture s'élève à 21 401 687 Fcfa pour un loyer annuel de 2 700 000 Fcfa. Mais au final, le résultat est agréable: 6 salles de classes d'une capacité allant de 70 à 120 places, un bloc administratif avec deux bureaux pour la scolarité, une salle des professeurs et un bureau de coordonateur.

Une vue du campus de Mfetum
Cette nouvelle situation a obligé l'institution à recruter trois personnes pour renforcer le service de la scolarité. Ce qui permet de décanter le campus de Mfetum. En souhaitant que le déménagement pour Banekane soit pour bientôt.

Une vue des nouvelles salles de cours
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ME-UdM 2007/2008 : l'héritage du bureau sortant !
L'année académique 2007/2008 a été marquée par le mandat réussi de Mlle Vanessa Adrienne Kouatchouang, actuellement étudiante en 4e année d'études médicales, à la Présidence de la Mutuelle des Etudiants. Les appréhensions et préjugés négatifs ont été balayés par sa détermination et son dynamisme, ainsi que l'ardeur à la tâche de son équipe.
Les réalisations de la Mutuelle
• Ouverture d'une épicerie universitaire
L'objectif est de donner aux étudiants la possibilité d'acheter les produits de première nécessité à un prix très intéressant.
• Jeux universitaires 2008 de Douala (mars)
Le bureau de la Mutuelle s'est impliqué dans l'organisation des jeux universitaires 2008 notamment à travers le FAN'S CLUB, ce qui lui a valu des félicitations de l'administration. Il a également veillé au respect des règles de sécurité et participé au coût élevé des frais de loyer. Cette initiative pourra être poursuivie par le nouveau bureau avec le soutien exprimé de l'administration.
• Echanges (mai)
La Mutuelle a noué de très bonnes relations avec l'Institut Universitaire et Technique (IUT) de Bandjoun et le mouvement " Jeunes du monde" (mouvement d'action catholique), encore une fois avec le soutien de l'administration de l'UdM.
• Soirée de GALA (octobre-décembre)
L'événement majeur de cette période a été la soirée de gala qui a mobilisé un effectif d'environ 500 étudiants et 20 membres de l'administration. Au cours de cette soirée, nous n'avons pas dérogé à la devise de l'UdM qui est la recherche permanente et continue de l'excellence, en organisant avec l'appui d'Express Union Banganté, un trophée de l'excellence devant récompenser les meilleurs étudiants 2007/2008. Pour encourager cette initiative, l'AED (Association pour l'Education et le Développement) organisera en janvier 2009 une soirée dite de l'excellence, une manière de joindre l'utile à l'agréable pour motiver les étudiants.
Les difficultés rencontrées par la Mutuelle
Le parcours du bureau de la Mutuelle 2007-2008 a été semé d'embuches telles que ;
- l'absentéisme d'une grande majorité des membres du bureau; le travail a donc principalement reposé sur la Présidente, le 1er Vice-président, le Trésorier, la Secrétaire et quelques autres étudiants de bonne volonté. Cette situation a bien failli nous coûter notre passage en classe supérieure. Mais, le manque d'engagement de certains étudiants peut se justifier par le fait que les activités programmées par le bureau ne sont pas prises en compte par l'administration dans sa planification annuelle.
- La gestion du restaurant et de l'épicerie constitue un problème majeur, car nous n'avons ni les fonds ni le temps nécessaire pour supporter les charges au moment où les prix des denrées alimentaires doublent sur le marché, alors qu'il faut payer les cuisinières et permettre aux étudiants une consommation à la hauteur de leurs moyens.
Pour conclure, nous émettons le voeu d'être suivis et soutenus par l'administration de manière permanente et rigoureuse, durant l'année et dans toutes les activités organisées par la Mutuelle des étudiants et surtout en ce qui concerne la gestion du restaurant et la prise en compte des activités extra-universitaires dans l'organisation des cours.
Nous souhaitons au prochain bureau une pleine réussite dans ses fonctions.
Pour le bureau sortant de la Me-UdM,
Le 1er Vice Président
PAGBE II Benoit Roger, EM3
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Les premiers pas de la Mutuelle du personnel de l'UdM
Elle s’appelle MUPUM, la Mutuelle du Personnel de l'Université des Montagnes. Sa première assemblée générale constitutive s'est tenue en mars 2007 sur le campus de Mfetum. Elle est actuellement présidée par Luc Chokocheu Kamga, qui a été réélu le 20 mars 2009 pour un mandat de 2 ans.
Les activités de la MUPUM consistent à rassembler les personnes travaillant au sein de l'UdM autour des valeurs telles que la solidarité, l'amitié, le partage. A ce jour, une tontine annuelle fonctionne, permettant aux bénéficiaires de collecter un million de francs CFA tous les mois. Des aides ponctuelles ont été versées pour un montant de trois cent soixante mille francs CFA, et des crédits ont été accordés à court terme.

Une vue du personnel de l'UdM le 1er mai 2009
La MUPUM compte à ce jour trente membres et espère réussir à intéresser l'ensemble du personnel de l'Institution. Elle dispose d'un actif circulant de l'ordre de sept cent cinquante mille francs CFA qu'elle espère voir doubler.
Mais les ambitions de la jeune association qui a déposé ses statuts à la préfecture vont au-delà du bien-être direct de ses membres. Elle projette à moyen terme de construire un centre de loisirs à Bangangté et à long terme des résidences universitaires à Banekane.
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Club Unesco-UdM : la révélation 2009
Le 17 janvier 2009 a vu naître le tout nouveau club Unesco de l'Université des Montagnes, présidé par Chamberlain Toukam, EM2. Le club s'est doté d'un vaste programme de développement socioculturel, économique et surtout intellectuel dans lequel s'est inscrite une expédition de découverte, d'étude et d'agrément dans les régions de l'Ouest et du Nord-Ouest du 02 au 05 mai 2009, le premier voyage du groupe.

Les excursonnistes
L'idée même de ce voyage nous est venue au moment où nous définissions le slogan de notre programme de développement : « Esprit scientifique, esprit de paix ». Du coup, nous avons eu l'envie de partir à l'aventure, à la découverte des régions de l'Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun. Nous avons donc contacté plusieurs sociétés dans le Nord-Ouest qui seraient nos points de chute tout au long de notre périple : le Ndawara Highlands Tea Estate (vaste structure de culture et de transformation du thé et d'élevage d'espèces bovines, ovines et d'oiseaux), l'Upper Noun Valley Development (association qui cultive et transforme le riz), l'Hôpital de district de Ndop, l'Hôpital régional de Bamenda, l'Ayaba Hotel de Bamenda, le Bamessing Prespot, le Babungo Fon’s Palace, la Camerounaise des Eaux (station de pompage de la Metche à Bamoungoum) et l'aéroport de Bafousam-Bamoungoum.
Le déroulement du voyage
Vendredi 1er mai : le départ
Encadré par le professeur Lazare Kaptuè, nous avons quitté le campus de Mfetum aux alentours de 7 heures pour nous rendre en voiture à Bafoussam où nous avons embarqué le cameraman. Arrivés à Bamenda vers 11 heures nous avons observé une pause photo au Hill Up Mountain à Up Station avant de prendre la route pour le Ndawara Highlands Tea Estate, située dans l'arrondissement du Boyo. Notre véhicule sur le dernier tronçon de 15 km n’a pu gravir la dernière et longue colline au sommet de laquelle se dresse Ndawara. Nous avons dû descendre pour continuer le reste du trajet à pied. Arrivés sur le site à 16 heures, fatigués et épuisés, le reste du programme allait nécessairement être modifié. De plus, à notre arrivée, les responsables administratifs du Ndawara n’étaient plus en poste. Ce n’est que le lendemain que nous avons pu rencontrer le Directeur administratif de cette entreprise.

Monter toujours plus haut
Dimanche 2 mai
Le soleil radieux de ce matin là présageait la forte ambiance qui devait régner au sein du groupe en ce dimanche, deuxième jour de la visite d'exploration du Ngoketundjia, à près de 1 500 mètres de hauteur à pied. Quelques uns de nos camarades n'ont pas pu braver la dernière étape qui aboutissait au sommet en forme de pic, mais tous ceux qui y sont parvenus ont inscrit leurs noms sur des rochers, bien entendu en précisant leur appartenance à l'UdM.
De retour au bas de la montagne et après le déjeuner, nous avons visité l'Hôpital de district de Ndop, un joyau architectural en pierres. Aucun médecin n’était en service malheureusement. Une infirmière nous a fait présenté brièvement la structure. Juste après, nous aurions dû mettre le cap sur Bamessing, mais nous avons préféré faire un tour au Babungo Fon’s Palace, puis nous avons préparé le match prévu l'après-midi contre les employés du Ndawara Highlands Tea Estate qui s’étaient tous mobilisés. Ce fut donc un réel moment de convivialité, d'échanges et d'intégration.
Dans la soirée, les études ont repris le dessus et pendant que les membres du club étudiants en médecine vétérinaire entretenaient un des responsables du service vétérinaire du Ndawara, les étudiants en médecine humaine sont allés faire une visite guidée avec un exposé de l'infirmier accoucheur du centre de santé intégré du Ndawara.
Lundi 4 mai
Le jour s'est levé sur un brouillard semblable à de la neige. Deux exposés du Directeur de la plantation et du Directeur administratif nous ont permis de nous imprégner de l'histoire de la société et de son fonctionnement. Puis a suivi la visite guidée de l'usine de transformation du thé et des laboratoires de test du goût (contrôle de qualité) et de l'unité d'empaquetage.
Nous avons ensuite embarqué pour les champs, la pépinière puis les fermes. Nous y avons découvert plusieurs espèces : paons, autruches, pigeons, oies, mais aussi chevaux, bœufs, taureaux, etc. La dernière étape fut la visite de la plantation de thé avec démonstration d'entretien de la plante, de la cueillette et de la préparation des terres pour le repiquage.
Notre séjour dans cette entreprise s'est achevé par une cérémonie pleine de cordialité avec les responsables du Ndawara Highlands Tea Estate qui semblaient satisfaits d'avoir pu nous présenter leur activité et d'envisager un partenariat avec l'UdM. Les étudiants de l'UdM pourraient y faire des stages conventionnés et l'entreprise propose également d'envoyer des échantillons de leurs produits pour contrôle de qualité à l'UdM.
Quant à au centre de santé de Ndawara, il n'y a pas encore de médecin, un futur emploi pour les diplômés de l'UdM.
A 15 heures, nous avons mis le cap sur l'UNVDA (Upper Noun Valley Development Association). Là encore, c'est au pas de course que nous avons visité tour à tour les services administratifs et les champs en passant par le barrage de canalisation d'eau. La grande campagne de préparation des terres pour le repiquage battait son plein. Néanmoins, nous avons effectué une visite guidée de l'usine. Nous avons observé les différentes étapes de transformation du riz avant de nous rendre chez le secrétaire particulier du Directeur où nous avons rattrapé notre déjeuner.
C'est finalement vers 19 heures que nous avons pris le chemin du retour et trouvé le temps de visiter l'Ayaba Hotel et l'Hôpital Saint Louis de Bamenda.

Les UdMois ont pris beaucoup de notes
Conclusion
Malgré une logistique calamiteuse pour cette première édition due au manque de soutien matériel et financier des structures d'encadrement du club, nous avons toutefois partiellement atteint nos objectifs. Les équipes conduites par Florent Fotsing Fomela, Nadia Carole Noumssi Mabou et Marcelle Ruth Kambou Kouam sont à pied d'oeuvre pour la rédaction d'articles sur des détails retenus en médecine vétérinaire, sur le thé et sur le riz. Quoi qu'il en soit, l'activité était novatrice et le groupe a démontré sa détermination, son dynamisme et sa créativité.
Chamberlain Toukam Fotso
Président Club Unesco-UdM
EM2
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| JU 2009 : première moisson de l'UdM
La douzième édition des Jeux universitaires s'est achevée le dimanche 10 mai 2009 après huit jours de compétition qui ont rassemblé plus de 1 600 athlètes.
Lors de ces jeux qui se déroulaient à Yaoundé 1 pour la quatrième fois depuis 1998, date des premiers JU, l'UdM qui en était à sa troisième participation s'est distinguée : une médaille de bronze obtenue aux 800 mètres par Willy Djiognouo Nomigni. Il a dû s'inspirer de la devise de ses aînés des JU 2008, à savoir « Cours tu meurs !» qu'il a changé en « Jusqu'à la gare ! ».

Willy Djiognouo Nomigni, médaille de bronze au 800 mètres
Bertille Gloria Lekeufack qui, en 2008, avait renoncé à une finale de lancer de poids où elle s'était qualifiée pour aller défendre au judo une médaille de bronze. Mal lui en avait pris, car elle se blessera au cours du premier combat. Elle a eu sa revanche cette année en battant deux judokates de l'Université de Buea et de l'université de Yaoundé 2 avant de chuter en finale sur Wetie Didjo de Sup de Co.

Bertille Gloria Lekeufack, médaille de bronze au judo
Le mérite de ces athlètes est encore plus grand lorsque l'on tient compte des conditions de préparation à Bangangté et d'accueil à Yaoundé. Les athlètes de l'UdM ont été rassurés sur leur participation à ces jeux seulement une dizaine de jours avant le début de la compétition. Espérons que leurs performances permettront d'insérer la pratique du sport dans le calendrier académique et inciteront l'institution à mettre à leur disposition les moyens humains et matériels d'une meilleure préparation pour les futures échéances.
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Focus
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| Première validation du cursus de formation des médecins et pharmaciens de l'UdM par l'Université de Yaoundé 1
Créées en 2000, les filières médecine (7 années d’étude) et pharmacie (6 années d’étude) de l’UdM auraient dû sortir leurs premiers diplômés en 2006 et 2007. Etant toujours en attente de l’autorisation du Ministère de l’enseignement supérieur lui permettant de délivrer les diplômes, les responsables de l’AED-UdM avaient choisi d’envoyer les étudiants terminer leur dernière année d’étude à l’Université de Kinshasa dont les facultés de médecine et de pharmacie forment depuis 1956 des praticiens qui exercent dans le monde entier, y compris au Cameroun. Partenaire de l’UdM, l’Université de Kinshasa assure en quelque sorte la tutelle académique de la jeune institution pour ce qui est des filières médecine et pharmacie. Un modèle de partenariat sud-sud qu’il faut souligner.
Pour mémoire, rappelons qu’après les conclusions d'une mission d'évaluation conduite en 2006 par les experts de la Conférence internationale des doyens des facultés de médecine d'expression française, le Ministère de l’Enseignement Supérieur a validé le cursus académique de formation des médecins et des pharmaciens de l’UdM à travers un décret publié le 15 février 2008. En effet, le décret ministériel prescrit la diplômation des étudiants des filières de médecine et de pharmacie par la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales (FMSB) de l’Université de Yaoundé I. Par ailleurs, il a été demandé que les étudiants des deux premières promotions (2000-2001 et 2001-2002) soient réévalués devant un jury international. Les premiers examens de ce genre ont eu lieu du 18 au 25 février 2009.
25 étudiants en médecine et 6 étudiants en pharmacie se sont ainsi prêtés aux premières épreuves de validation en terre camerounaise. Pour deux étudiants en médecine et les six étudiants en pharmacie, il s’agissait d’une réévaluation qui leur a ainsi permis de devenir à la fois diplômés de l’Université de Kinshasa et de l’Université de Yaoundé I. Cet événement fut l’occasion d’une première historique puisque le Cameroun délivrait ainsi sur son sol, ses premiers diplômes de doctorat en pharmacie.
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| Les premiers médecins de l'UdM reconnus par l'Université de Yaoundé I
C'est le 04 mars 2009 que la Faculté de médecine et de sciences biomédicales (FMSB) de l'Université de Yaoundé 1 a publié les résultats définitifs de l'examen de validation des promotions 2000-2001 et 2001-2002 de Médecine de l'Université des Montagnes. Au final, le Cameroun compte 25 nouveaux médecins qui ont soutenu leur thèse les 23, 24 et 25 février à la FMSB devant un jury international composé d'universitaires camerounais, béninois et congolais (RDC).
1 - Dorothée DJOUKAM TCHOUPE, Evaluation de la tolérance du traitement de l'hépatite chronique C par la bithérapie interféron Pegyle et la Ribavirine au Cameroun (Médecine Interne)
2- Catherine Félicité DJOUOGO TEKOGNO, Admissions, séjour hospitalier et devenir des patients diabétiques avec ulcère du pied dans le service de Diabétologie de l'Hôpital Central de Yaoundé : Période 2000-2007 (Médecine Interne)
3- Olivier FOLA KOPONG, Séroprévalence de l'infection par le Virus de l'Immunodéficience Humaine chez les femmes atteintes du cancer du col de l'utérus à l'Hôpital Général et à l'Hôpital Laquintinie de Douala
(Gynécologie-Obstétrique)
4- Bernadette GAMGNE KAMGA, Etude des connaissances et pratiques de l'allaitement maternel à l'Hôpital Provincial et à la PMI Bafoussam (Pédiatrie)
5- Christelle GHEMMOGNE TAKAM, Etude pilote d'évaluation des connaissances de l'accident vasculaire cérébral chez un groupe de patients adultes camerounais à risque (Médecine Interne)
6- HASSANATOU IYAMA OUSMANOU, Hépatite chronique C : Difficultés de son traitement par la bithérapie Interferon Pegyle-Ribavirine au Cameroun (Médecine Interne)
7- Sandrine KENGNE KAMGA, Rétinoblastome : Aspects épidémiologique, clinique, histologique et thérapeutique à l'Hôpital ACHA Annex Bafoussam (ORL)
8- Jean Roland KUATE FOPOUSSI, Evaluation des premiers soins dans la prise en charge médicalisée des traumatisés de la route à Yaoundé (Chirurgie et Spécialités)
9- Joëlle MAMCHE WOTHUENG, Impact de la fréquence des consultations prénatales efficaces sur le devenir de la grossesse : cas du centre hospitalier universitaire de Yaoundé (Gynécologie-Obstétrique)
10- Pauline MANTHO FOPA, Les anomalies de position du testicule chez l'enfant : Etude épidémiologique, clinique et thérapeutique au service de Chirurgie infantile de l'Hôpital Central de Yaoundé (Chirurgie et Spécialités)
11- Hermine MELI KOUONMENIOC, Les complications de l'hystérectomie abdominale à l'Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (Gynécologie-Obstétrique)
12- Victorine MELLEU LIAPOE, Evaluation de deux tests de diagnostic rapide du paludisme : Now Malaria et Hexagon Malaria Combi (Microbiologie, Parasitologie, Hématologie, Maladies Infectieuses)
13- Fabrice Honoré MINKOA NGA, Les péritonites aiguës au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Yaoundé : Aspects étiologiques, complications et pronostic (Chirurgie et spécialités)
14- Bilkissou MOUSTAPHA, L'accouchement par césarienne à l'Hôpital Général de Douala : Fréquence, indications et complications (Gynécologie-Obstétrique)
15- Béatrice NGUENANG TCHATCHOUANG, Prévalence de la co-infection IST chez les personnes vivant avec le VIH dans deux hôpitaux à Yaoundé de 2003-2007 (Microbiologie, Parasitologie, Hématologie, Maladies Infectieuses)
16- Sylvain Raoult SIMENI NJONNOU, Prévalence de la tungose et typologie des lésions cutanées associées dans la population du village Bangou, Ouest Cameroun (Santé Publique)
17- Stéphane SIMEU YOUMBI, Connaissances, attitudes et pratiques des sujets diabétiques face aux risques d'amputation à l'HCY (Chirurgie et Spécialités)
18- Stéphane TALBIT NDJONYA, Lipoprotéine lp(a) et profil lipidique des complications vasculaires de l'hypertension artérielle : accidents vasculaires cérébraux chez l'adulte camerounais (Sciences physiologiques/ Biochimie)
19- Justine TCHEMTCHOUA YOUTA, Cancers de l'enfant au Cameroun : Etude de la morbi-mortalité au Centre Mère et Enfant de 2003 à 2008 (Pédiatrie)
20- Yolande TCHOUANGUE KONGUEP, Urgences chirurgicales abdominales pelviennes non obstétricales à la maternité principale de Yaoundé : Aspects épidémiologique, diagnostic et thérapeutique (Gynécologie-Obstétrique)
21- Francine Romyale TEDONGMEZA NPANGUEPKO, Analyse de la morbidité et de la mortalité néonatales dans une maternité de niveau I à Yaoundé : cas de la Maternité du " CASS " de Nkolndongo
(Pédiatrie)
22- Gilbert Thierry TELA SIMO, Traumatismes du segment antérieur de l'œil : Aspects épidémiologiques et prise en charge à ACH A Annex Bafoussam (ORL)
23- Aimée TIODOUNG TIMNOU, Aspects cliniques, bactériologiques, thérapeutiques et évolutifs des méningites bactériennes du nourrisson et de l'enfant à l'HGOPY à propos de 149 observations
(Pédiatrie)
24- Huguette Charlie TSINKOU, Contribution des facteurs obstétricaux, infectieux et traumatiques dans la survenue de l'Epilepsie à Bangoua, Région de l'Ouest, Cameroun (Santé Publique)
25- Arlette Désirée YEFFOU NJUIKEM, Enquête sur les helminthes intestinaux en milieu scolaire dans le District de Santé de Manjo (Microbiologie, Parasitologie, Hématologie, Maladies Infectieuses)
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Les six premiers pharmaciens de l'UdM diplômés au Cameroun
Les six pharmaciens déjà diplômés de l'Université de Kinshassa en 2007 et issus des premières et deuxième promotions d'étudiants de la filière Pharmacie de l'Institut Supérieur des Sciences de la Santé de l'Université des Montagnes ont subi avec un succès retentissant, plusieurs épreuves théoriques et pratiques en vue de la validation de leur diplôme. Les épreuves qui se sont déroulées du 15 au 20 février 2009 étaient orchestrées par un jury conjoint de la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de Yaoundé et de la Faculté de Pharmacie de Montpellier. Voici sur quoi portaient les travaux des premiers pharmaciens diplômés en terre camerounaise :

Les pharmaciens et le jury
- Rosine Désirée Chougouo Kengne, Etude comparative de la qualité et de l'efficacité des médicaments à base d'Artemisinine et d'Artermisia annua cultivée au Cameroun
- Rina Estelle Djubgang Mbadie, l'Evaluation microbiologique et dosage des produits secondaires toxiques dans les boissons alcooliques artisanales de la région du Ndé (Cameroun)
- Foutsé Yimta, Contribution à l'étude ethno pharmacologique dans le département du Ndé (Cameroun)
- Eric Olivier Ngongang Mbantswe, Etude des alcaloïdes bis indoliques et des terpènes de tabermaemontana contorta
- Anne Seuyap Djomo, Evaluation de la teneur en cyanure des aliments à base de manioc à Bangangté
- Nadège Tchanga Noumi, Contribution à l'étude de l'activité antiHyperglycémiante d'Annora muricata linn, plante utilisée pour soigner le diabète en médecine traditionnelle
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Les leçons de l'évaluation des premiers pharmaciens par l'Université de Yaoundé I
Le doyen assesseur de l'Institut des Sciences de la Santé de l'Université des Montagnes revient sur la validation des diplômes de pharmacie délivrés par l'université de Kinshasa aux étudiants de l'UdM.
Je vais simplement rappeler que trois types d'épreuves étaient proposées : i) une épreuve d'évaluation théorique niveau Licence (matières fondamentales) et Maîtrise (matières professionnelles) sous la forme de questions à choix multiples ou QCM, ii) une épreuve pratique de niveau L et M, iii) une soutenance de thèse devant un jury international.
Comme l'ont relevé les examinateurs, les six candidats qui ont accepté de se soumettre à cette évaluation s'en sont parfaitement tirés haut la main. Le professeur Alain Térol, doyen de la Faculté de pharmacie de Montpellier, les professeurs Sylvie Hansel et Michel Bégel ont souligné à l'unanimité l'excellente tenue des candidats et ont loué la formation qu'ils avaient reçue. Ils ont également relevé l'intérêt et la pertinence des sujets de thèses présentées et brillamment défendues par les différents candidats. Selon ces mêmes examinateurs, ces sujets qui couvraient des problématiques de la recherche pharmaceutique et de santé publique ouvrent des portes et pourraient trouver des prolongations dans l'avenir. A l'issue des soutenances, le Professeur Tétanyé Ekoué, Doyen de la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l'université de Yaoundé I, mandaté par les autorités de tutelle du Cameroun (ministères de l'Enseignement Supérieur et de la Santé Publique) pour conduire l'évaluation a déclaré solennellement en présence des représentants du Rectorat, des deux Ministères cités ci-dessus, ainsi que du Président du Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens : " A la question qui nous a été posée d'évaluer le diplôme de pharmacien délivré par la Faculté de Pharmacie de Kinshasa à nos six candidats, la réponse est OUI, nous validons et nous confirmons les résultats de Kinshasa, OUI les diplômes délivrés aux 6 diplômés de Kinshasa sont, à compter de cette annonce, valables et doivent par conséquent être reconnus comme tels par le Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens du Cameroun ".
Les remerciements à tous
Avant d'analyser les leçons que nous devrions tirer de cette évaluation, je voudrais, en tant que Doyen Assesseur de l'ISSS spécialement chargé de la Filière Pharmacie, remercier tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à cet heureux aboutissement. Les dirigeants, le personnel administratif et particulièrement les enseignants de la filière, ont pleinement rempli, et avec enthousiasme et détermination, les tâches qui étaient les leurs. Les pharmaciens candidats ont pris sur eux, et au prix d'immenses efforts, de se faire réévaluer un à deux ans après avoir été diplômés à Kinshasa. C'est parce que tous les concernés par l'opération se sont mis en phase que le dénouement heureux que nous connaissons a été rendu possible.
Je ne peux m'empêcher de mentionner ici le profond professionnalisme des collègues de la Faculté de Pharmacie de Montpellier et de les remercier pour le lourd travail de préparation des épreuves, leur entier déroulement et les corrections. Ils ne se sont pas contentés de juger et d'apprécier le travail des candidats, mais ils ont également, après analyse des résultats, suggéré des correctifs et des pistes de réflexions en vue d'améliorer et de faire progresser la formation.
Il convient naturellement de rendre hommage au Doyen Tétanyé et à toute son équipe, qui avaient la lourde tâche de l'organisation concrète de cette évaluation, sans oublier le LANACOME pour la logistique offerte dans les phases pratiques de l'évaluation. Tous les acteurs ont pu apprécier le sérieux de cette organisation et l'ambiance chaleureuse et détendue dans laquelle se sont déroulés les évènements.
Le soutien moral des enseignants de la filière pharmacie présents tout au long des épreuves, de certains étudiants de la filière pharmacie ainsi que des familles des candidats, est également à souligner. Je demande déjà pardon à ceux ou celles que j'aurais omis de mentionner dans ces remerciements.
Comment pourrais-je terminer cette énumération sans rendre un hommage très appuyé aux collègues de la faculté de Pharmacie de Kinshasa, partenaire indispensable de l'ISSS, pour leur énorme soutien académique sans lequel, cette grande aventure universitaire aurait probablement avortée.
Les leçons
Tout succès ne devant pas être considéré comme une fin en soi, permettez que je puisse examiner et partager avec vous les réflexions que je me suis faites pendant et après cette évaluation et d'envisager les changements ou les évolutions à mettre en place pour améliorer la formation de la filière pharmacie et la rendre plus lisible au sein de l'ISSS et plus largement au sein de l'UdM.
J'aimerais pour cela revenir quelques années en arrière pour rappeler qu'après un démarrage éminemment difficile et laborieux de la filière pharmacie à l'UdM (vous auriez noté en passant qu'il n'y avait pas de précédent sur le territoire national), les dirigeants, l'administration et les enseignants ont été constamment absorbés par des tâches administratives et académiques quasi-quotidiennes, tâches exacerbées par un nombre d'étudiants croissant d'une année sur l'autre. Cette situation n'a pas été propice pour s'octroyer des temps de pauses nécessaires aux bilans intermédiaires en vue d'éventuels réajustements et l'adoption d'actions correctives. La prise de conscience de cet état de fait a conduit l'administration de l'institution à initier, il y a bientôt deux ans, une profonde réflexion, toujours en cours par ailleurs, sur la filière pharmacie. Ayant eu l'opportunité et le plaisir de conduire cette réflexion, je voudrais présenter brièvement, au nom de toute l'équipe, (administratifs et enseignants), qui y a pris part, un certain nombre de points que je considère comme essentiels :
- Refonte des contenus des programmes de formation et adaptation progressive au système LMD (Licence, Maîtrise, Doctorat)
- Réflexion sur les compétences et le type de diplôme que la filière délivrerait en fin de L
- Remise en cause des méthodes pédagogiques pratiquées jusqu'alors, adaptation aux évolutions actuelles, nouveau regard sur la pertinence des modalités de contrôles des connaissances
- Renforcement et restructuration de la recherche fondamentale et appliquée au sein de la filière, chantier à enjeux hautement stratégiques dont la mise en place requiert une participation active de tous. Nous visons l'excellence dans cette recherche autour des phyto-produits : une formation pédagogique solide de nos étudiants dans ce domaine et un renforcement des moyens humains et matériels s'avèrent absolument indispensables
- Hiérarchisation et répartition harmonieuse des tâches académiques au sein de la filière, facilitées par l'éclairage définitif apporté sur le statut du personnel enseignant
- Recherche d'une meilleure lisibilité des relations entre les personnels administratifs et les enseignants
- Prise en compte des préoccupations des étudiants, redéfinition du rôle des délégués étudiants d'années, pertinence d'une organisation de coopérative d'étudiants de pharmacie
- Réflexion sur le renforcement et l'élargissement harmonieux du corps des enseignants-chercheurs de la filière pharmacie, rôle et la place des ATERs, préparation de la relève
- Exploitation de la multidisciplinarité de la Pharmacie comme atout majeur permettant d'envisager des collaborations pédagogiques et de recherche avec les autres composantes de l'ISSS et plus largement de l'UdM…
- Place et rôle incontournables de la Pharmacie Hospitalière dans le futur Centre Hospitalo-Universitaire (CHU).
Toujours rechercher l'excellence : les chantiers prioritaires
Des réflexions sur certains des points mentionnés ci-dessus ont déjà été initiées et ont bien avancé. Pour d'autres, nous en sommes encore au tout début d'analyse et ceux-là feront l'objet de nos futurs séminaires de cette fin d'année universitaire. Dans l'immédiat, je souhaiterais que nous tirions les conséquences de l'évaluation qui vient de se terminer, car elle nous a apporté de précieuses informations. Même si nous étions déjà sensibilisés sur certains aspects révélés par cet exercice, il est apparu clairement que des efforts et des correctifs devaient être rapidement apportés dans les domaines suivants :
- Besoin urgent d'étoffer et de renforcer les enseignements pratiques. En effet, la pharmacie est une science qui requiert de l'expérimental.
- Réorganisation en vue de rendre plus efficace l'enseignement de la chimie analytique et de la chimie-physique.
- Mise en place d'un enseignement plus adapté de la discipline fondamentale qu'est la pharmacie clinique. A cet égard, les enseignements des matières de soutien, telles que la pharmacologie, la pharmacocinétique et la biochimie clinique, la microbiologie-virologie devront être revisités.
Des solutions à certains points cités ci-dessus, nécessiteront des collaborations à l'extérieures de l'ISSS. Les dirigeants de l'ISSS et les responsables de la filière en sont conscients. Des pistes pour satisfaire ces exigences existent, il faut maintenant les enclencher, les consolider et continuer de prospecter pour garantir un avenir serein.

Pr Wouessidjewe et Jury de Montpellier
Le succès retentissant de nos diplômés pharmaciens contribuera, je le crois, à conforter la reconnaissance et le rayonnement de l'ISSS et de l'UdM tout entier. Je ne saurais terminer ce bref compte-rendu sans rendre un hommage très appuyé au chef d'orchestre de l'institution, le professeur Lazare Kaptuè, dont le soutien indéfectible et l'importance qu'il accorde à la filière pharmacie ont été illustrés par son omniprésence à nos côtés, durant toute la semaine d'évaluation.
Bon courage à tous pour la poursuite de ce grand défi de la connaissance et de la formation de professionnels de santé compétents. Je sais compter sur le dévouement et la solidarité de tous, enseignants actuels et ceux à venir de la filière pharmacie, pour relever fièrement ces défis ambitieux et légitimes.
Professeur Denis Wouessidjewe,
D. A. de l'ISSS chargé de la Filière Pharmacie
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| Travailler toujours plus pour faire positivement la différence
« Nous avions un principe adopté dès le départ, c'est de former des professionnels, mais aussi de former la relève. Nous avions pour principe de faire que les meilleurs étudiants puissent être en situation de prendre notre relève. Parce qu'il va sans dire qu'à un certain moment, on doit raccrocher les crampons et passer le relais à d'autres. Et il vaut mieux préparer ces jeunes pour que le relais soit bien transmis et surtout pour que l'idée du sens du sacrifice qui a porté l'UdM jusqu'à maintenant puisse se transmettre de génération en génération. »

Pr. Jean Michel Tekam
Coordonnateur Général de Pharmacie
« Certains ont cru que l'Université des Montagnes devait fonctionner sur le même principe que les institutions de l'Etat. Donc les gens venaient avec des sous dans leurs poches pour essayer par exemple d'acheter des places, d'infléchir les décisions des jurys, etc. Quand nous avons été fermes, parce que nous avons une certaine idée d'un idéal pour cette institution, parfois les gens nous ont traités de méchants. Mais c'est le prix qu'il fallait payer et qu'il faut continuer de payer pour que nous recherchions toujours l'excellence dans cette institution. A ces jeunes qui ont terminé avec brio leur parcours, je dirai de travailler toujours plus, comme on le leur a enseigné, pour faire positivement la différence partout où ils seront. »

Dr Maurice Yewah
Enseignant de Physiologie, Coordonnateur en niveaux 1 et 2 de médecine,
médecine vétérinaire et chirurgie dentaire
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La parole à quelques diplômés
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« J'ai fait une enquête ethno-pharmacologique dans 7 villages du Ndé. J'ai ainsi pu identifier les composés chimiques d'environ 144 plantes.[…] Le travail que j'ai réalisé constitue une grande bibliothèque, parce que dans mon document, il y a environ une centaine de plantes avec une centaine de recettes. Ce sont des recettes brutes récoltées sur le terrain auprès des tradi-praticiens. Il reste à faire des analyses pour prouver que ça soigne telle ou telle autre maladie. »
Dr Yimta Foutse, Pharmacienne
Ater à l'UdM. |
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« J'ai travaillé sur une plante de la famille des alcaloïdes bis indoliques et des triperpènes de tabernaemontana contorta du Cameroun, plus connue sous le nom de Libon Lingui en langue bassa. Il s’agit d'un antiseptique et sa sève est un bon cicatrisant. Au Brésil, c'est un antipoison en cas de morsure de serpent et ils y utilisent ses feuilles comme antipaludéen. Chez nous, on utilise la décoction d'écorce pour lutter contre l'éléphantiasis. Quant à moi, je l'ai choisie en vue d'augmenter le répertoire ou l'éventail de médicaments anticancéreux.»
Dr Eric Olivier Ngongang Mbantswe, Pharmacien
Ater à l'UdM et Chargé des Laboratoires de l'ISSS.
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« Je suis actuellement en stage à l'Hôpital protestant de Tibati. J'ai décidé de prendre un an pour me faire la main, avoir une expérience de terrain avant de poursuivre mes études. Et j'envisage de me spécialiser en ophtalmologie.»
Dr Gilbert Thierry Tela Simo, Médecin
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« J'ai signé un contrat à durée déterminée avec l'Hôpital Protestant de Ngaoubela dans l'Adamaoua. C'est un hôpital de l'Eglise Luthérienne du Cameroun qui a l'avantage de bénéficier du soutien de la Coopération autrichienne. C'est ainsi que nous avons de nombreux volontaires autrichiens qui viennent régulièrement appuyer les efforts des Camerounais. Je me suis donné deux ans pour apprendre ici, puis je m’envolerai pour l'Europe pour me spécialiser en Chirurgie générale.»
Dr Jean Roland Kuate Fopoussi, Médecin
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« En ce moment je prête mes services à plusieurs cliniques de la ville de Yaoundé. Et parallèlement, je milite au sein d'une jeune association qui s’appelle « Médécins itinérants » et qui a été créée par un Camerounais basé en Allemagne, le Dr Ndoungué, Architecte-Pédiatre. Nous couvrons la zone de l'Ouest, après ce sera au tour du Centre et de l'Est.
Je veux poursuivre mes études, mais puisque je ne suis pas encore fixée sur ce que je ferai en spécialisation, j'ai pris deux ans de réflexion, le temps aussi de découvrir le terrain. Mais, je sais que j'hésite entre la pédiatrie et la gastro-entérologie.»
Dr Hermine Meli Kouonmenioc, Médecin
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Nous sommes tous engagés au service de l'Afrique
Le Pr Simon Pierre Akpona est médecin-biochimiste et recteur de l'Université de Parakou au Benin. Il intervient régulièrement pour des missions d'enseignement à l'UdM dans le cadre d'un partenariat entre les deux institutions. Il nous livre son analyse de ce que représente la soutenance de thèse de médecine d'étudiants de l'UdM à l'université de Yaoundé I.
Quel bilan faites-vous de votre participation aux jurys de soutenances des 23, 24 et 25 février 2009 ici à Yaoundé ?
Le bilan que je fais est hautement positif. Et c'est pour moi une fierté parce que nous venons de loin, il faut le dire. Il y a trois ans, il était peu probable que les événements auxquels nous venons de participer puissent avoir lieu. Aujourd'hui, grâce à Dieu, grâce à la volonté de l'équipe que dirige le professeur Lazare Kaptuè, nous voici. Et c'est une victoire pour l'Université des Montagnes. Mais une victoire à ne pas gérer avec triomphalisme, à gérer dans la simplicité. Ce qui se fait à l'Université des Montagnes, c'est pour les Camerounais, c'est pour le Cameroun. Et nous tous sommes engagés au service de l'Afrique. Je suis très fier, très heureux d'avoir participé à ces jurys de soutenance de thèses.
A votre avis, quels sont les défis qui se posent à l'UdM maintenant qu'elle est passée à une étape supérieure dans ses rapports avec la tutelle, le Ministère de l'Enseignement Supérieur ?
Les grands défis qui se posent à l'UdM aujourd'hui se résument en trois points : un, maintenir le niveau ; le haut niveau, parce que nous avons mis la barre très haut. Le second défi consiste à ne pas baisser les bras, dire ouf, on a gagné. Rien n'est bien gagné. C'est au bout de l'effort que le succès vient. Et le troisième défi, c'est le défi de « toujours de l'excellence ». Semper Altissimo Ascendere. Continuez toujours à voir loin. C'est absolument fondamental, parce que pour réussir dans la vie, il faut deux choses : la première, il faut avoir un objectif ; aujourd'hui l'UdM a un objectif. La deuxième chose, il faut être passionné par cet objectif, cette passion que je lis chez les animateurs de l'UdM doit continuer si l'on veut réussir.
Si nous revenons aux travaux des étudiants. Quelle appréciation fait le médecin que vous êtes de la qualité des travaux présentés ?
Il faut dire que l'épreuve à laquelle on a soumis les récipiendaires visait trois objectifs : pouvoir identifier un sujet, faire un plan de collecte des informations, collecter les informations et les analyser. On ne veut pas faire d'eux des spécialistes. On veut faire d'eux des médecins généralistes, et de ce point de vue, les résultats sont largement au-dessus des espérances. Regardez-vous-même comment les récipiendaires ont présenté les PowerPoint. Bien dit, sans stress, calmement. Cela veut dire que ces enfants ont la maîtrise de cet outil. Il y en a parmi eux de très brillants que nous avons personnellement recommandés afin qu'ils aillent faire leur spécialisation pour revenir enseigner à l'UdM. Sur les 25 il y en a au moins 6 que nous avons identifiés. Nous en avons parlé avec le Professeur Kaptuè et l'équipe dirigeante de l'UdM. Il faut donc que ces 6 soient récupérés et suivis.

Pr Akpona
Quant à la coopération entre Parakou et Bangangté, à votre avis, quel visage la coopération entre les deux institutions pourrait avoir à l'avenir ?
Notre coopération a déjà un visage. C'est de son renforcement qu'il faut parler. Renforcement par la formation des spécialistes. Au niveau du Bénin, nous avons plusieurs CES [Certificat d'études spéciales en Médecine, ndlr]. Et l'Université de Parakou vient de créer son cycle doctoral. Nous pouvons accueillir des médecins formés à Bangangté qui voudraient faire leur spécialité en Gynécologie, en Dermatologie, en Chirurgie, en Pédiatrie, en Psychiatrie, en Biologie (parce que nous avons un CES de Biologie clinique pluridisciplinaire actuellement). Pour les former afin qu'ils reviennent préparer la relève à Bangangté. Parce qu'il faut que l'UdM commence à former ses propres cadres enseignants. Et nous devons contribuer à cela. De toutes les façons, comme nous l'avons dit, nous sommes prêts à renforcer cette coopération, à accueillir des étudiants en thèse à Parakou pour qu'ils y préparent leur thèse, à accueillir des étudiants de 6ème année qui sont des résidents à venir faire leur résidanat à Parakou. Donc la coopération ne peut qu'aller en se renforçant. C'est le visage, si vous voulez l'appeler ainsi, que nous souhaiterons donner à la coopération entre nos deux institutions, qui est une coopération née d'une amitié séculaire, profonde et d'un respect mutuel, et ça ne peut que gagner.
Propos recueillis par Alain Kamdem Souop
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| L'Université des Montagnes n'a plus grand-chose à démontrer
Le Pr Mampuza Ma Meizi est neuro-psychiatre et doyen de la faculté de médecine de l'Université de Kinshasa (Unikin). Il intervient régulièrement pour des missions d'enseignement à l'UdM dans le cadre d'un partenariat entre les deux institutions. Il nous livre son analyse de ce que représente la soutenance de thèse de médecine d'étudiants de l'UdM à l'université de Yaoundé I.

Pr Mampuza
Quel regard jetez-vous sur le chemin parcouru par le partenariat entre l'Université des Montagnes et l'Université de Kinshasa depuis 2003 ?
C'est un regard absolument positif, dans ce sens que pour une fois des Africains, à travers des institutions de formation universitaire conjuguent leurs efforts pour l'avancement de la science ou la formation de vrais professionnels de santé, sans nécessairement recourir à des gens du Nord qui sont par ailleurs nécessaires. Mais nous venons de démontrer qu'une coopération sud-sud est bien possible et les fruits sont là pour le démontrer. C'est donc un regard absolument positif et qui doit servir d'exemple au plus grand nombre en Afrique.
Vous avez encadré les tous premiers pharmaciens et médecins de l'UdM durant leur dernière année de formation jusqu'à leur diplomation. Quelle a été la réaction de votre Faculté à l'annonce de leur réévaluation au Cameroun ?
Bien sûr que cette réévaluation ne peut pas être bien vécue par nous qui avons cette tradition de former des praticiens de la santé en Afrique. Pour rappel, notre faculté de médecine de l'Université de Kinshasa est l'une des plus anciennes d'Afrique. Elle existe depuis 1956 et pendant très longtemps, nous étions les seuls de la sous-région à former des médecins et des pharmaciens. Donc il y a une longue tradition de formation. D'ailleurs des centaines de médecins camerounais ont été formés à l'Unikin.
Par conséquent voir que des étudiants que nous avons diplômés sont appelés à être réévalués ne pouvait forcément pas être une bonne nouvelle. C'est comme si ce qui a toujours été considéré comme normal, comme vrai, venait d'être mis en cause.
Mais enfin, qu'à cela ne tienne, nous avons compris qu'il y avait d'autres considérations. L'essentiel est que ces étudiants que nous avons diplômés confirment ces diplômes. C'est ce que nous venons de vivre.
La Faculté de Médecine dont vous êtes le Doyen a été associée aux jurys de soutenances des 23, 24 et 25 février 2009. Quel bilan faites-vous de ces travaux ?
Mais c'est un bilan largement positif. D'ailleurs, il suffit de voir que tous ceux qui se sont présentés ont été jugés favorablement. Ça montre que le travail qui a été fait à Bangangté avec certains d'entre nous est un travail fort louable. Le bilan est largement positif et même les mentions sont très honorables. Ça montre que l'Université des Montagnes n'a plus grand-chose à démontrer, si je peux m'exprimer ainsi. Mais enfin, il fallait le faire. Et le fait que nous soyons venus, que nous ayons été associés à ces jurys confirme une fois de plus cette nécessité de collaborer, de travailler ensemble. Nous ne nous sommes pas sentis étrangers. De toutes les façons, la science n'a pas de frontières. Nous nous sommes exprimés, nous avons jugé aussi objectivement qu'on le ferait au Congo, en Europe ou ailleurs.
Donc, je considère que c'est un bilan très positif. Et c'est quelque chose qu'il faut poursuivre. Bien sûr qu'il y a de petites différences d'approches selon les écoles, mais ça c'est commun, c'est normal dans ce genre d'exercice. On peut faire mieux en nous mettant d'accord sur les règles du jeu.
Quels sont, à votre avis, les nouveaux chantiers de coopération entre l'Unikin et l'UdM au regard de la nouvelle donne qui prévaut au niveau de l'Université des Montagnes, dans ses rapports avec la tutelle, le ministère de l'Enseignement supérieur depuis 2007 ?
Je crois que nous allons poursuivre la coopération sur trois axes : l'axe enseignement, continuer à se mettre ensemble pour former ces praticiens, médecins, pharmaciens, techniciens de haut niveau ; l'axe de la recherche, parce qu'il n’y a pas de développement sans cette recherche. Les universitaires que nous sommes devons conjuguer nos efforts pour des travaux en commun ou pour des travaux qui se font en même temps ici et au Congo par les deux équipes. Ceci nous amènera d'ailleurs à former cette relève (c'est le troisième axe). Relève académique par cette jeune génération d'enseignants-chercheurs qui doit être formée par nous. Et ceci ne peut se faire qu'à travers des recherches, des publications que nous pouvons faire ensemble. Je peux ajouter la formation des spécialistes, des académiques mais aussi des spécialistes avec des diplômes professionnels en chirurgie, en pédiatrie, etc. Pour que notre communauté, que ce soit au Cameroun ou ailleurs, puisse recevoir des services de qualité de la part de ces professionnels. Et nous sommes prêts, croyez-moi, à tout faire pour que ça marche.
Une question toute personnel pour la fin : quand vous verra-t-on à nouveau à Bangangté pour notamment pour des enseignements ?
Mais le plus rapidement possible. Parce que nous n'avons pas de temps à perdre dans notre sous-région, prendre des vacances, mettre des choses au frigo. Il faut battre le fer quand il est chaud. Les axes de travail sont là et nous sommes prêts, même demain si vous le voulez.
Propos recueillis par Alain Kamdem Souop
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Diaspora Echo
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NAISSANCE DE L'AS-UdM en France
Depuis les années 1999, les actions de soutien à l'Université des Montagnes en France ont été menées par l'AEDC-F puis par l'AED-F et aujourd'hui par l'AS-UdM.
L'AEDC-F (Association pour l'Éducation et le Développement au Cameroun France) dirigée successivement par Valentin FOKETCHIANG et Siméon KUISSU s'est inscrite dans la logique de l'implication de la diaspora dans le projet UdM telle que conçue par les fondateurs du projet. Ces deux premiers Présidents voulaient à ce titre rassembler les bonnes volontés, coordonner et initier les actions de soutien à l'UdM en France.
L'AED-F (Association pour l'Éducation et le Développement France) dirigée par Homère NKWAWO s'est au départ inscrite dans la continuité des actions de ses prédécesseurs. Mais pour le faire, cette nouvelle équipe a jugé nécessaire de modifier pour la première fois les statuts de l'association sans pour autant en changer l'objet. Son dynamisme a été tel que le bureau de l'AED au Cameroun a créé ou mis en application le concept de Doyens accesseurs en recrutant son Président et son Vice Président pour mieux les responsabiliser et impliquer davantage la diaspora dans la gestion de l'UdM. Ce qui était en soi novateur et marquait la confiance de l'AED dans cette diaspora active. Laquelle confiance, faut-il le rappeler, reposait sur une vision commune et partagée du projet.

Conférence de Strasbourg - une vue de l'assistance
Confrontés aux difficultés de terrain liées aux conflits internes et externes, liées aussi à l'âpreté des négociations avec le Ministère, les responsables de l’AED avaient quasiment laissé la gestion du campus à nos doyens accesseurs. Seulement, le 1 juin 2006, la communauté Internet, tout comme les responsables de l’AED découvraient un nouveau site Web de l’Université des Montagnes. Le projet ayant été mené sans consultation avec l’AED, ce dernier exigea la suspension dudit site Web. Devant le refus de l’AED-F d’obtempérer, les relations entre l’AED-F et l’AED se sont dégradées progressivement au point de culminer sur une rupture totale en août 2006.
Nouvelle structure associative en France
Durant cette période de crise, il y a une scission au sein du Conseil d'Administration de l'AED-F. En effet, certains membres de ce conseil considèrent l'AED-F comme une émanation ou plutôt une association fille de l'AED. Pour eux, il n'est pas nécessaire de créer un conflit avec l'AED, d'autant plus que c'est l'AED qui a été à l'origine de la création de l'AEDC-F devenue à ce moment là l'AED-F. Ils pensent que toute action de communication, toute initiative majeure au profit de l'UdM ou de l'AED doit être validée par la hiérarchie du projet.
D'autres, par contre, considèrent l'AED-F comme une association partenaire et "homologue" de l'AED dans la gestion de l'UdM. A ce titre, des initiatives peuvent être validées d'un coté comme de l'autre, quitte à créer une entorse dans la hiérarchie du projet ou dans la coordination des initiatives et des actions de communication autour de l'UdM. Cette fraction a ainsi réussi à avoir une majorité au sein du CA de l'AED-F, et par conséquent a changé l'objet de l'association pour en faire une association de soutien aux actions d'éducation et de développement au Cameroun, en Afrique et dans le tiers monde, et non plus vouée au soutien exclusif des initiatives de l'AED et de l'UdM comme c'était le cas initialement. C'est ainsi que des membres historiques de l'AED-F se sont retrouvés exclus du conseil d’administration d’une association qu'ils avaient contribué à créer, et dépourvus de tout cadre associatif dans lequel ils voulaient continuer à mener leurs actions de soutien à l'UdM. La réflexion pour la mise en place d'une nouvelle structure associative en France a duré plus de deux ans, et c'est le 27 mars 2009 que nous avons officiellement lancé l'Association de Soutien à l'Université des Montagnes (AS-UdM). Nous voulions tirer les enseignements de ce passé récent pour lever toute ambigüité dès lors qu'un membre frappera à la porte de notre association.
L’AS-UdM représente l’AED-UdM en France
Notre mission est de rassembler, d'initier, de coordonner, d'orienter toutes les actions de soutien à l'UdM en France. Nous voulons travailler en étroite collaboration avec l'AED et nous inscrire dans la perspective de l'article 12 des statuts de l'AED qui prévoit que les associations filles de l'AED en diaspora doivent êtres homologuées par elle. L’AS-UdM est aujourd’hui la seule association de la diaspora qui représente l’AED-UdM en France.
Nos valeurs sont l'éthique, l'engagement, le dévouement et la fidélité aux principes et à la philosophie qui ont fondé l'UdM. Nous avons pour ambition à terme d'étendre nos activités sur l'ensemble du territoire Français où nous espérons recruter des membres.

Conférence de Strasbourg - les conférenciers dont les officiels de l'UdM
L'AS-UdM se veut une association ouverte, qui fonctionne selon les règles d'une association de droit local en Alsace Moselle. Ses organes sont l'Assemblée Générale, le Conseil d'Administration et le bureau. A coté de ces organes officiels, des commissions peuvent être créées en fonction des besoins. Ainsi chaque membre en fonction de sa disponibilité et de son niveau d'engagement trouvera toujours un niveau ou il peut s'investir efficacement.
Pour ces deux premières années, en plus de nos missions traditionnelles d'envoi du matériel et des missionnaires sur place à Bangangté, nous voulons élargir la base de nos membres et surtout lancer une opération de souscription à un fonds pour la construction d'un bâtiment pédagogique sur le campus définitif de l'UdM à BANEKANE.
Pour devenir membre, il suffit de remplir un bulletin d'adhésion et de payer sa cotisation annuelle. Cette cotisation est de 20 € minimum pour les étudiants et chômeurs, et de 50 € minimum pour les autres.
Pour nous contacter :
AS-UdM
S/C Leloche
2A, rue de Neuchâtel, 67000 Strasbourg, Tel: 06 11 11 07 77. Mail: asudm@orange.fr
Henri Djoko
Philippe SADEFO
Eric NJEDJOU NTONFO
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AED/UdM à la rencontre de ses partenaires européens : promesse d’une abondante moisson.
Une délégation de l’AED/UdM composée de Lazare Kaptuè et André Ntonfo, respectivement Président et Secrétaire Général de l’AED d’une part et Doyen de L’Institut Supérieur des Sciences de la Santé et Directeur des Affaires Académique et de la Coopération d’autre part, a effectué en Europe, du 17 mars au 14 avril 2009, une mission qui l’a successivement conduite en France, en Allemagne et en Italie. A ces deux missionnaires venus de Bangangté se sont joints Henri Djoko de Strasbourg, Philippe Sadefo de Paris et Hervé Mogto de Saint-Etienne, tous membres de la nouvelle Association de Soutien à l’UdM (AS-UdM) en cours de création en France.

Visite de travail à Dinan
Avec cette mission, il convient de le relever d’entrée de jeu, le projet de l’Université des Montagnes, portée par l’Association pour l’Education et le Développement (AED), vient de franchir une nouvelle étape dans le processus de son développement et de la mise en œuvre de sa philosophie fondatrice. En effet, comme nous avons eu maintes fois l’occasion de le dire et de l’écrire, l’UdM a été conçue pour être une institution ouverte sur le monde, puisant aux sources de la diversité des cultures et des savoirs mais aussi des avoirs. D’où la place de choix réservée au partenariat, non seulement avec les diasporas camerounaises éparpillées dans le monde, mais aussi et surtout avec les institutions universitaires et autres associations des sociétés civiles des pays du Nord. Et déjà nombreuses sont celles de ces institutions et associations qui ont accepté de s’impliquer dans le projet de l’UdM, en apportant diverses contributions, en missions d’enseignement, dons d’équipements, montage des programmes pédagogiques, prospection de nouveaux partenaires, et j’en passe.
C’est afin de rencontrer ces différents partenaires sur leur propre terrain et dans leur propre environnement que des responsables de l’AED/UdM ont effectué cette mission, la première du genre. Les objectifs principaux étaient d’exprimer à ces partenaires et de vive voix, la gratitude de l’Institution, de leur en présenter l’état des lieux ainsi que les nouveaux axes de développement après neuf années de fonctionnement, de recueillir, avec la distance nécessaire dans le temps, les leçons de leurs séjours sur le campus de l’UdM et de projeter leurs contributions futures. Il s’agissait également d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat et de coopération.
Un accueil chaleureux et une écoute attentive
Les membres de la délégation de l’AED/UdM ayant pris part à cette première tournée européenne ont été unanimes pour reconnaître, voire s’étonner de la qualité et de la chaleur de l’accueil qui leur a été partout réservé, notamment de la part de tous ceux qui ont déjà eu l’occasion de séjourner sur le campus de l’UdM. Par ailleurs, la délégation a bénéficié d’une écoute plus qu’attentive de ses interlocuteurs. Et il ne fallait pas plus pour comprendre à quel point ces partenaires ont épousé la cause de l’UdM et s’en sont constitués les défenseurs dans leurs différentes institutions ou associations et même au-delà. C’est ainsi qu’à l’issue de chaque rencontre initialement programmée, nous sommes ressortis avec des suggestions/propositions de bien d’autres contacts qui ont souvent été arrangés par nos hôtes dès l’annonce de la mission.

Signature d'un accord de partenariat avec l'association AGIR
De nombreux rendez-vous nous ont été aménagés et les portes de maintes institutions ouvertes, toutes choses qui promettent une coopération fructueuse et une moisson abondante. C’est par exemple le cas de Toulouse où nous allions uniquement à la rencontre des Dr Ragot et Tubéry du CRP (Centre de Recherche en Phy-toproduits) et du Pr Boneu (qui a déjà effectué trois missions d’enseignement à Bangangté). Ce dernier nous avait aménagé des rencontres avec les Doyens de la Faculté de Médecine Vétérinaire de Toulouse, de la Faculté de Médecine de Purpan et de la Faculté de Médecine de Rangueil. Nous sommes ressortis de ces rencontres avec des promesses de coopération et d'autres contacts.
De la conviction que l’UdM n’est pas une fiction
Le diaporama présentant l’état des lieux de l’UdM en 2008-2009 que nous avons utilisé dans nos diverses présentations a suscité un immense intérêt et soulevé de nombreuses questions. Au regard de certaines réactions, il apparaît que ce diaporama venait rassurer ceux qui ne sont jamais venus à Bangangté sur l’effectivité du projet UdM. Du coup, l’UdM n’est pas une fiction, elle existe vraiment, elle a une histoire, une philosophie, une politique de développement, elle a même déjà engrangé de nombreux résultats au regard des promotions de médecins, pharmaciens, licenciés en technologie, et autres diplômés mis sur le marché du travail ou poursuivant leurs études en Europe, en Amérique, voire en Asie.
En administrant la preuve concrète de l’existence de l’UdM, le diaporama a également suscité des commentaires fort positifs, voire de l’admiration devant le caractère osé et novateur de l’initiative dans un environnement difficile pour ne pas dire hostile. Nombre de partenaires ayant une certaine expérience des projets initiés en Afrique et qui n’ont pas fait long feu, n’ont point manqué d’observer que l’UdM doit être rangée parmi les exceptions qui méritent d’être encouragées.
Comme pour traduire la singularité de notre projet, et au regard des multiples obstacles qui se sont dressés sur son chemin, le Doyen de la Faculté de Médecine de Rangueil (Toulouse), qui n’est pourtant jamais venu à Bangangté, a emprunté, pour le qualifier, une phrase célèbre de l’Américain MarcTwain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Belle affirmation qui a le mérite de poser le projet de l’UdM comme un véritable paradoxe. A quoi l’on peut ajouter cet autre commentaire d’un autre missionnaire ayant vécu l’expérience du terrain et qui traduisait en ces termes son étonnement et néanmoins admiration : « Comment avez-vous pu être assez fous pour entreprendre un tel projet? » Autant d’illustrations du caractère singulier du projet de l’UdM tel qu’il nous a été renvoyé tout au long de cette mission!...
Un regard néanmoins critique et sans complaisance
L’adhésion au projet, l’admiration devant l’initiative et les promesses de soutien n’ont néanmoins pas empêché nos partenaires, notamment ceux qui ont déjà vécu la réalité du terrain, de poser un regard critique sur le projet et de formuler des propositions d’amélioration. L’attention de la délégation a été attirée, certes avec générosité et compréhension, mais aussi avec fermeté sur des aspects comme l’organisation académique et de la programmation des enseignements qui gagnerait à s’étendre sur des périodes plus longues.

Visite de travail à Montpellier
De même que sur la qualité du recrutement pour éviter de trop grande déperdition et la discipline des étudiants dont certains accumulent des absences sans justification. Sans oublier les questions de l’accès à la communication par l’internet, et du renouvellement de la documentation et des ouvrages de la Bibliothèque. Et il convient de relever que ces observations ont souvent été suivies de propositions de solution et/ou promesses de contribution et accueillies avec empressement.
Un pas en avant dans les champs du partenariat
La mission de l’AED/UdM a eu pour autres effets, d’ouvrir de nouveaux champs de partenariat. En effet, si jusqu’ici les préoccupations et les contacts ont essentiellement porté sur les questions pédagogiques, documentaires et les besoins en équipements, les infrastructures n’ont pas été en reste dans cette nouvelle phase. C’est ainsi que l’évocation de la saturation du campus provisoire actuel, laquelle a imposé un recours à un second site provisoire au centre ville de Bangangté dit « Campus B », les besoins engendrés par l’ouverture de nouvelles filières, Chirurgie dentaire et Médecine vétérinaire entre autres, n’ont pas laissé nombre de nos partenaires indifférents. Aussi s’en est-il trouvé pour s’engager à placer, auprès de potentielles institutions de financement, des dossiers bien ficelés pour l’un ou l’autre module d’infrastructure, ou encore pour nous promettre des contacts avec des Institutions et autres Fondations faisant dans « l’humanitaire de développement », notamment par diverses formes de soutien à la formation.
La nouvelle Association de Soutien à l’UdM (AS/UdM) en France, dont le lancement a eu lieu à l’étape de Strasbourg de la mission de l’AED/UdM, entend précisément inscrire son action dans cette nouvelle dynamique d’un partenariat ayant pour focus la mise en place des infrastructures sur le site définitif de l’Université des Montagnes. Aussi s’est-elle fixée pour objectif de lever en France, notamment auprès de la diaspora camerounaise, des fonds pour la construction, à Banekané, d’un bâtiment au nom de la nouvelle association. Il est à souhaiter que cette nouvelle dynamique fasse tâche d’huile et que les autres diasporas avec leurs divers réseaux de relations se fixent des objectifs similaires. Cela permettrait un véritable bon en avant à l’UdM.
Telles apparaissent, en une brève synthèse, les principaux temps forts et leçons de la grande première qu’aura constitué la mission de l’AED/UdM en Europe. Nous ne doutons pas un seul instant qu’un suivi adéquat des divers engagements des uns et des autres permettra d’en recueillir d’excellentes retombées.
André Ntonfo
SG/AED – DAAC/UdM
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L'UdM enrichit la ville de Bangangté
Toutes les personnes qui n'ont pas été à Bangangté depuis dix ans sont unanimes pour dire que la ville a énormément changé depuis que l'Université des Montagnes s’y est installée.
Il faut dire que la présence croissante des étudiants (plus de 960 inscrits en 2008-2009) a amené plusieurs propriétaires à rénover leurs propriétés, à procéder à un certain nombre d'investissements pour agrandir ou créer des mini-cités. Les prix des chambres varient aujourd'hui de 10 000 à 35 000 Fcfa, alors qu'en 2000 et 2001 il y avait davantage de maisons à louer et les étudiants se mettaient à plusieurs pour les occuper, au prix de 5000 à 6 000 Fcfa en moyenne. On dénombre désormais environ 500 chambres d'étudiants dans les différents quartiers de la ville.

Centre ville de Bangangté
Dès la pose de la première pierre des futures cliniques universitaires de Banekané, quelques individus perspicaces ont acquis pratiquement toutes les parcelles de terrain disponibles à l'entour du campus définitif, dont certains ont construit en un clin d'oeil des minis cités rutilantes qui n'attendent que preneurs depuis bientôt six ans.
En ce qui concerne le centre-ville de Bangangté, outre le logement des étudiants qui génère des ressources financières, les échoppes et les secrétariats bureautiques se sont multipliés pour répondre aux incessantes sollicitations des étudiants, à la grande satisfaction de leurs propriétaires. Des restaurants à l'abandon ont recouvré la vie ; les propriétaires des snacks, et des trois boîtes de nuit de la ville font les yeux doux aux étudiants qui pour certains, après le rythme soutenu des cours et la rigueur des évaluations, profitent souvent des week-ends pour se distraire et faire retomber la tension.
Des centaines de mototaxis (appelés Bend-Skins) arpentent les rues de la ville. Le bitumage de la route qui conduit au campus de Mfetum a favorisé l'investissement personnel des étudiants qui, pour certains, seuls ou regroupés à plusieurs, ont acquis des motos qu'ils ont mis en circulation. Ce ne sont pas les deux stations-service de la ville qui s’en plaindront.
Lors des fêtes officielles les étudiants sont mobilisés sur la place des fêtes et organisent un certain nombre de manifestations sportives, culturelles mais aussi médicales (campagnes de sensibilisation, de santé communautaire, etc.).
Au final, toutes proportions gardées et quelques additions faites, la présence de l'UdM à Bangangté génère des activités (hors frais de scolarité) dont le chiffre peut être valablement évalué à plus de cent millions de francs CFA par an.
Un seul regret : la fermeture de l'unique salle de cinéma de la ville qui a précédé la création de l'université. Avis aux investisseurs !
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UdM.Comm
B.P. 208 Bangangté
Cameroun
Tel: +(237) 33 03 13 44
Fax: + (237) 22 23 98 02
Courrier électronique:
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Edité par l'AED (Association pour l'Education et le Développement)
Association à but non lucratif (Loi du 19 Décembre 1990)
Enregistrée le 26 Août 1994 (Déclaration N0 23/RD/F36/BAPP)
Directeur de publication :
André Ntonfo
UdM.Comm
Contact : Udm.comm@udesmontagnes.org |
Rédacteur en chef :
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Conseiller à la rédaction :
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