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One
can compromise over programme but not over principle. Nkwame
Nkrumah, Consciencism.
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Edito
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Éditorial
Being Part
of History!
(Extraits de l’argumentaire de la campagne de levée
de fonds)
“Si
vous croyez que l’éducation coûte cher, essayez
donc l’ignorance !” Ce mot célèbre
de Derek Bok, ancien Président de l’Université
Harvard, résume bien l’urgence du défi majeur
qui interpelle notre génération. Face aux problèmes
que nous traversons, plusieurs attitudes sont possibles : l’on
peut opter pour la recherche d’un coupable idéal ou
d’un bouc émissaire quelconque, y compris du côté
des institutions étrangères. Mais se complaire
dans la lamentation ne résout pas les problèmes des
jeunes qui traînent comme des ombres faméliques
dans les rues des villes camerounaises—beaucoup d’entre
eux espérant réussir une carrière de “Feyman”
ou, à la rigueur, de brigand.
Dès lors on
peut s’en sortir en favorisant et en soutenant les initiatives
citoyennes dans le secteur de l’enseignement supérieur
dans toutes les régions du Cameroun. Il ne s’agirait
surtout pas d’abandonner les universités publiques
dans leur situation actuelle, mais de stimuler à leurs côtés
l’émergence d’un réseau d’institutions
privées originales dans leur curriculum et rigoureuses dans
leur organisation et dans leur gestion—capables de canaliser
l’énergie, le dynamisme et la soif de connaissance
de la jeunesse vers de nouveaux horizons.
Sujets
de notre propre histoire
Le sociologue
Jean-Marc Ela a souvent recommandé que les Africains cessent
d’être l’objet des interrogations et des spéculations
des autres et s’imposent comme sujets de leur propre histoire.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur,
cette troisième voie permettrait de répondre aux attentes
de la jeunesse et de l’économie camerounaises en encourageant
la création d’universités privées de
qualité où seraient formés des citoyens à
part entière, pas simplement des diplômés. C’est
l’objectif que s’est fixée l’Université
des Montagnes (UdM), une initiative de l’Association pour
l’Education et le Développement (AED, association à
but non lucratif aux termes de la Loi du 19 décembre 1990).
Au-delà de son caractère privé et de son focus
sur l’excellence, elle offre aux étudiants de toutes
les régions du pays qui y sont admis un curriculum à
prédominance scientifique, juste dosage d’efficacité
dans l’enseignement des sciences “dures” et de
vision philosophique du défi que représente le seul
fait d’être Africain dans le monde actuel. L’UdM
voudrait promouvoir au sein de la jeunesse une fierté à
la fois solide et modeste, une ambition forte et raisonnée,
et un engagement ferme et tranquille au sein de la société.
Comment
entrer dans l’Histoire ?
Inutile d’insister
cependant sur l’ampleur de la tâche : l’UdM
n’étant le projet d’aucun individu ou groupe,
son budget pour les investissements et le fonctionnement se limite
pour l’instant aux frais de scolarités payés
par les étudiants (à raison de 550.000CFA/an
pour des études en technologie et de 1.100.000 CFA en médecine
et pharmacie), aux frais d’adhésion à
l’AED, et au soutien matériel (dons d’ouvrages
et d’équipement) et financiers généreusement
offerts par des Camerounais et le soutien des amis ou sympathisants
de toutes nationalités et de toutes conditions sociales.
Si l’UdM est rapidement parvenue à s’imposer
dans le paysage intellectuel camerounais comme un acteur crédible,
attirant désormais des centaines d’étudiants
triés sur le volet et quelques-uns des meilleurs enseignants
du pays, elle ne saurait cependant s’établir comme
une institution durable et fonctionnelle sans une mobilisation systématique
et vigoureuse de tous ceux qui croient en l’avenir de la jeunesse
camerounaise. Logée dans des locaux provisoires à
Bangangté, elle se prépare à accueillir dans
les prochains mois son premier grand bâtiment sur le site
de Banekane. Ce centre hospitalier universitaire conçu par
l’architecte Théophile Yimgaing Moyo aura coûté
près de 150 millions de FCFA.
Ce premier
pas important dans le domaine de la construction des infrastructures
devra être suivi rapidement par d’autres avancées.
C’est la raison pour laquelle les responsables de l’AED
m’ont demandé d’organiser une campagne nationale
et internationale en vue du financement d’un autre bâtiment
important, baptisé le Pavillon des Connaissances. Ayant eu
la chance et le privilège d’étudier et d’enseigner
dans quelques unes des meilleures universités privées
occidentales et de percevoir le poids de leur contribution à
la prospérité économique, il m’était
évidemment impossible de décliner la requête
des dirigeants de l’AED, ceci malgré l’ampleur
de la tâche. J’ai donc engagé cette campagne
pour inviter des hommes et femmes de bonne volonté qui partagent
la vision d’une université d’envergure internationale
à Bagangté à contribuer à l’histoire
du Cameroun et du continent africain—Being Part of History!
Devoir
de citoyenneté
Sur la base d’estimations
de coûts de matériaux de construction (essentiellement
locaux), du chiffrage de la main d’œuvre et des services,
et de quelques hypothèses et projections sur les perspectives
d’évolution de l’économie camerounaise,
l’objectif de la campagne Being Part of History est de collecter
avant le 31 décembre 2008 la somme de 200 millions de FCFA,
soit environ 300.000 euros, ou 360.000 dollars. Cet argent sera
versé directement sur le compte bancaire spécial ouvert
pour le Pavillon des Connaissances de l’UdM auprès
d’une banque camerounaise et géré directement
par le trésorier de l’AED. Vous pouvez contribuer à
la réalisation de cette importante initiative en apportant
votre appui financier à cette campagne. C’est donc
à un devoir de citoyenneté que je vous convie.
Pour marquer symboliquement
son appréciation de votre contribution, l’UdM est disposée
à offrir d’importants signes de gratitude, allant d’un
nom gravé sur une plaque à l’entrée principale
du Pavillon (à compter de 5.000 dollars de contribution),
à la décision de baptiser une salle de classe ou un
amphithéâtre du nom de ses plus généreux
bienfaiteurs (à partir de 15.000 dollars). Il est clair cependant
qu’aucune rétribution ne serait suffisamment attrayante
pour exprimer le bonheur des milliers d’étudiants à
qui vous aurez redonné les moyens de rêver d’un
meilleur avenir.
Vous l’avez
compris : l’UdM n’est l’affaire de personne en
particulier, mais de chacun d’entre nous. J’écris
ces mots avec d’autant plus de certitude que je n’occupe
moi-même aucune fonction officielle ou officieuse ni en son
sein, ni au sein de l’AED. Mon adhésion pleine et entière
à cette cause tient simplement à la beauté
et à la force de l’idée. N’étant
qu’un individu (mais un parmi des millions d’autres),
je sais pouvoir compter sur votre appui et votre engagement personnels.
La vie ne nous offre pas toujours des occasions de nous rendre utiles
aux générations à venir. L’UdM est clairement
une de ces initiatives qui permettent de donner un contenu élégant
à nos existences. "It's going to be a spiritually uplifting
event!"
Célestin
Monga
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Campus
Echos 
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Rentrée
académique 2007-2008 à l’Université
des Montagnes
Le
8 octobre 2007, la cérémonie
de rentrée de l’UdM a réuni
plus de cent cinquante nouveaux étudiants et autant
d’anciens autour de différents acteurs de l’université
dont pour l’AED le Pr. Lazare Kaptué (Président
de l’AED), le Pr. Innocent Futcha, (Secrétaire
Général Adjoint), M. Jean Pierre Chaungueu
(Trésorier) ; étaient également présents
M. Jean Kamdem, Président de l’Association
des Parents d’Etudiants de l’UdM et M. Alain
Kamdem Djokam, Président de la Mutuelle des Etudiants
de l’UdM, ainsi que deux membres éminents de
l’Association AGIR-abcd, le Pr. Michel Mouillon, ophtalmologue
et le Dr Michel Marignier, cardiologue.
Cette cérémonie
fut l’occasion de rappeler aux étudiants les
enjeux de leur formation au niveau personnel et national.
Le règlement intérieur du campus ainsi que
le contrat académique qui lie l’étudiant
à l’université sont quant à eux
consignés dans le « green book » de l’UdM.
Les cours ont débuté
le jeudi 11 octobre 2007 pour les premières
années, toutes filières confondues.
Alain
Kamdem Souop
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Election du
nouveau bureau de la Mutuelle des Etudiants de l’UdM
Le bureau élu le 14 novembre 2007
lors de l’Assemblée Générale de
la Mutuelle des Etudiants de l’Université des
Montagnes (ME-UdM) a pris ses fonctions le 12 décembre
2007. Alain Kamdem, (4e année de médecine),
président sortant, a passé le relais à
Adrienne Kouatchouang (3e année de médecine).
Les priorités de la nouvelle année académique
restent notamment l’attribution d’aides
aux majors de toutes les filières et de tous les niveaux,
le soutien aux initiatives des étudiants par le canal
exclusif de la ME-UdM, afin que cette mutuelle gagne
en autorité et en responsabilités dans la gestion
de l’institution.

Adrienne Kouatchouang, présidente de la ME-UdM
La Mutuelle
des Etudiants de l’Université des Montagnes
créée en 2002 a entre autre
pour objectif de développer des activités autres
que pédagogiques et scientifiques avec le soutien de
l’UdM, dans le respect de son principe premier, la laïcité.
Cette démarche a été respectée
et la Mutuelle met également un point d’honneur
à donner l’exemple en matière d’intégrité
dans la gestion des fonds mis à sa disposition. Les
premières années d’existence de la ME-UdM
n’ont pas toujours permis aux étudiants de les
faire fructifier. Cependant les différents bureaux
successifs ont toujours été force de proposition
et de soutien auprès des étudiants notamment
à travers d’activités culturelles et sportives
mais aussi, prochainement, de séminaires.
Alain
Kamdem Souop
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Université
des Montagnes - Le restaurant des enseignants au rendez-vous
de l’excellence aussi !!
Avez-vous déjà un imaginé un séjour
à Bangangté sans son restaurant de l’hôtel
des enseignants ou même sans cet hôtel ? Les logements
convenables sont déjà rares à Bangangté,
et les restaurants aussi. Or au Restaurant des enseignants
de l’UdM, le service est moderne. Un petit
coup de sonnette et vous êtes servi. Trois repas par
jour : un petit déjeuner (omelette – thé
– café – déjeuner), un déjeuner
(avocat à la vinaigrette - porc sauté, riz,
plantain - papaye au citron), un dîner (salade - bar
rôti, frites – ananas). Ce genre de menu y est
servi quotidiennement. Le mérite en revient au maître
d’hôtel Houmybé Boniface et ses cuisinères,
Mme Kemassing et Mme Tchatal, qui préparent non seulement
les repas au quotidien mais aussi lors d’assemblées
générales ou de séminaires. Au restaurant
des étudiants, la Mutuelle se bat également
pour obtenir des repas de qualité. On n’y entendra
jamais parler de « sauce coca » ou « sauce
fanta » comme dans nos universités d’état.
A l’UdM pas de tape à l’œil, pas
de somptueux édifices, mais là encore preuve
est faite qu’on peut faire de très grandes choses
avec de petits moyens. Et si aujourd’hui l’Université
avance, le restau apporte bien sa pierre à l’édifice.
Dieudonné Lompa, Bangangté
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Les
hôpitaux publics ouvrent leurs portes aux étudiants
de l’UdM
Les étudiants
en médecine de l’UdM de 4ème, 5ème
et 6ème année ont pu parfaire leur
formation au cours de stages pratiques en hôpitaux,
d’une durée de quatre mois en général,
dans différentes disciplines : médecine générale,
chirurgie, gynécologie, obstétrique, pédiatrie,
ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie ainsi que kinésithérapie.
C’est dans les hôpitaux de Bafoussam, Garoua,
Ndounge, Bamenda et Ndop que les étudiants se sont
frottés concrètement aux (dures) réalités
de leur futur métier.

Un jeune Udémois en consultation
Des deux côtés,
chacun souhaite renouveler l’expérience, enrichissante
non seulement par sa complémentarité avec le
cursus de l’UdM, mais aussi pour son aspect social et
humain. Une seule ombre au tableau demeure d’ailleurs
: l’accueil des étudiants, qui ne bénéficient
pas toujours de conditions d’hébergement satisfaisantes
lors de ces stages.
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Modernisation
du campus
Depuis sa création,
l’UdM n’a de cesse d’améliorer les
conditions d’accueil des étudiants notamment
par l’aménagement de nouvelles salles de cours
et de laboratoires. Le meilleur exemple est en effet le
site de BANEKANE dont le CHU vient d’être doté
d’une unité d’imagerie médicale
servie par un nouveau local technique. L’activité
électrique y sera pilotée par un transformateur
acquis en décembre 2007 et dont l’action sera
complétée par d’autres options d ‘énergie
renouvelable : énergie solaire, énergie éolienne
et mini-barrage. L’unité d’imagerie médicale
sera constituée quant à elle des entités
suivantes : radiologie, échographie, stérilisation,
décontamination et buanderie. L’UdM
s’est par ailleurs dotée d’un groupe électrogène
pour parer aux coupures intempestives de courant ainsi que
d’un incinérateur permettant la destruction d’une
grande partie des déchets. D’autre part un
forage et des travaux de canalisation sont en cours
pour assurer l’alimentation en eau de l’hôpital
dont le bon fonctionnement semble être en bonne voie.
Le CHUdM fin prêt
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An
Emotional Trip to Bangangté
Célestin Monga
revient sur sa dernière mission à l'université
des Montagnes
“At the invitation of the Université
des Montagnes (UdM), I did travel to Bangangté, Cameroon,
on December 19-20, 2007. The main purpose of the visit was
to meet with the leadership of the AED and update
them on progress made by our group on the fundraising campaign
we started last year to finance an important building on the
UdM campus in Bangangté. Though my visit was short,
it was quite intense and gratifying.

Célestin Monga à l'UdM
• I was invited to give
a public lecture on campus on “Civil
Society and Entrepreneurship in Cameroon: Challenges and Opportunities
for the UdM”. This provided me with the opportunity
to interact with students, faculty, members of the parents’
association, and a wide array of representatives of civil
society and community groups.
• I also had very productive
meetings with the senior leadership of the AED and
to have a complete field visit with detailed briefings on
ongoing major projects at the university.
“To my surprise, the
visit was extensively covered by the media. The communications
team on campus did an excellent job mobilizing a large audience.
Even before I arrived in Bangangté, news articles had
been published in several local papers—most notably
Mutations, Le Jour, Le Messager, and La Nouvelle Expression.
Radio France International also interviewed me during my stop-over
in Paris and broadcasted the piece a couple of days before
the Bangangté lecture. All this media attention brought
several hundred people on campus and the audience had to be
split into two amphitheaters with giant screens so that people
who had traveled from far away places such as Douala, Bafoussam,
Foumbot, or Dschang could be accommodated.
“Before the trip, I was
unsure about its outcome and even had second thoughts about
the net results. At some point, I wondered whether it would
be better to save the cost of my trip and add those few thousand
dollars to the money already collected. Professor Kom insisted
that I go. In the end, I realized that he was right. The energy,
momentum, and sense of optimism which I brought from home
were definitely worth the effort.”
Célestin Monga
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Conférence
de Célestin Monga : Réactions
Au sortir de la conférence animée par Célestin
Monga, quelques personnes ont bien voulu s’exprimer.
Voici un ramassé de quelques propos tenus.
« Je ne connaissais pas M. Monga. J’ai été
impressionné par son parcours académique. Il
est captivant et j’apprécie son franc-parler.
»
S.B.N., Etudiant en EM3
« J’avis déjà entendu parler de
lui, mais sans avoir l’occasion de le rencontrer. J’ai
failli bouder la conférence et au final je ne regrette
pas d’y avoir assisté. Je ne savais pas que c’est
ainsi qu’il fallait percevoir l’Université
des Montagnes. Ça change beaucoup de choses dans ma
tête […] Je crois que je verrai comment adhérer
plus tard à l’AED pour continuer à porter
l’UdM. »
E.M., Etudiante en IR3
« L’on se souvient
avec beaucoup d’émotions des prises de position
de M. Célestin Monga dans les années 1990 et
les tourments que cela lui a valu. Mais l’on retiendra
sans doute de cet après-midi son insistance à
rappeler aux Camerounais qu’ils doivent se défaire
d’une mentalité qui a fait le nid du défaitisme
et de l’accusation gratuite d’autrui. Il est temps,
je suis d’avis avec lui, de se réinventer de
nouveaux horizons. L’UdM y contribue, a-t-il dit au
point de rééquilibrer les échanges avec
le Nord, notamment en se posant en partenaire plutôt
qu’en assisté. Je suis honoré de travaillé
pour une telle entreprise. »
J.P.T., Cadre de l’UdM
« Cette conférence était attendue, car
cela faisait seize ans que Célestin Monga n’en
avait pas tenu. Mais personne ne s’imaginait que pour
une reprise, il choisirait le calme de Bangangté à
l’agitation des grandes cités que sont Yaoundé
et Douala. Je dois avouer que le choix du thème n’est
pas exactement ce à quoi nous nous serions attendus.
On l’attendait plutôt sur le terrain politique
où il a marqué de nombreux esprits durant les
années de braise. J’ai été frappé
par son propos sur « l’internalisation de la désespérance
et de la douleur » dont les Camerounais doivent se défaire
pour aller résolument vers la modernité. »
B.N., Journaliste
Propos
recueillis par Alain Kamdem Souop
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Focus
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"L'Université
des Montagnes gagne de plus en plus en notoriété
et en crédibilité aussi bien à l'intérieur
du Cameroun qu'à l'extérieur du triangle national.
En témoigne, le nombre toujours croissant de candidats
aux concours d'admission. Installé depuis
sa création dans les locaux provisoires de Mfétum,
L'UdM éprouve un besoin en infrastructure immobilière
qui se fait de plus en plus pressant. Célestn Monga
a accepté d'animer et de parrainer une campagne de
levée de fonds en vue de bâtir un pavillon baptisé
"pavillon de la connaissance" qui abritera des salles
de cours et des laboratoires. Cette campagne trouve déjà
un écho favorable aussi bien à l'intérieur
du Cameroun qu'auprès de camerounais de la diaspora
et de leurs relations. La rédaction de UdM.Comm
a choisi de faire de cette campagne, le point d'orgue de ce
numéro. La rédaction se joint aux autorités
de l'AED pour remercier Célestin Monga de cette initiative.
Un merci tout particulier aux contributeurs, à tous
les bénévoles qui se mobilisent pour cette campagne.
Un proverbe africain dit "qu'une seule main n'est pas
suffisante pour emballer un paquet". Aussi, nous vous
invitons à relayer cette campagne aussi largement que
possible. Merci d'avance de votre contribution pour que notre
jeunesse ait accès sur place au pays à une formation
de qualité qui soit en prise avec les besoins du territoire
tout en étant ouverte sur le monde."
La
rédaction
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Une
campagne de financement pour une autre lutte contre la pauvreté
Il y a quelques années, le journal La Nouvelle
Expression m’avait invité à Yaoundé
pour la cérémonie de remise du Prix de l’Homme
de l’Année à Ndi Samba, promoteur des
établissements privés portant son nom. J’avais
accepté avec plaisir d’effectuer ce déplacement
et de me prêter de bon cœur à une cause
dont la noblesse ne peut laisser personne indifférent.
Il faut un sens stratégique hors du commun et une fermeté
dans la persévérance pour s’établir
comme entrepreneur dans le marché de l’éducation
au Cameroun. Des hommes comme Ndi Samba est donc des pionniers
dont il convient de saluer l’esprit visionnaire et l’acharnement
à défier la culture du laisser-aller et du découragement
qui prévaut au Cameroun.
Aujourd’hui, un autre
groupe de citoyens aussi inspirés et téméraires
ambitionne de placer la barre à un niveau encore plus
élevé, en approfondissant l’intuition
de Ndi Samba et en lui donnant une élégance
éthique rarement observée dans ce pays où
la quête frénétique de l’argent
facile est l’obsession la plus partagée. Les
promoteurs de l’Université des Montagnes (UdM)
ont décidé de choquer la conscience collective
: au lieu de créer un établissement d’enseignement
supérieur comme on crée une entreprise, ils
en ont fait la propriété d’une association
à but non lucratif. Autrement dit, pour noble
qu’elle soit, la quête du profit ne peut être
le seul moteur de l’Histoire. L’utopie, conçue
comme le refus du fatalisme et de l’hédonisme
mais plutôt comme la foi en un autre possible, mérite
elle aussi d’être prise au sérieux.
L’accès
inégal à un système éducatif de
qualité est une arme de destruction massive.
Depuis que le grand économiste
indien Amartya Sen a montré que la pauvreté
n’est pas simplement une affaire de niveau de revenu,
tout le monde semble avoir compris que les dimensions intellectuelles
du dénuement peuvent être plus dangereuses que
les considérations matérielles. L’accès
inégal à un système éducatif de
qualité est une arme de destruction massive. La pauvreté
de l’esprit est bien plus dangereuse que la pauvreté
matérielle, à laquelle est d’ailleurs
souvent liée. De l’avoir compris n’est
pas un des moindres mérites des promoteurs de l’UdM,
qui incluent des Camerounais de toutes obédiences politiques.

Je considère donc
comme un honneur rare le fait qu’ils m’aient demandé
de diriger une campagne internationale de collecte
de fonds en vue de la construction d’un bâtiment
qui abritera des salles de cours et des laboratoires,
et permettra ainsi d’offrir aux étudiants en
médecine, pharmacie et technologie une éducation
de première qualité. Autant j’avais accepté
avec joie l’invitation à honorer Ndi Samba il
y a quelques années, autant je me sens privilégié
de participer fort modestement aujourd’hui à
une œuvre utile, dont il est encore tôt pour établir
les contours et les réverbérations. Car ne nous
leurrons pas : l’action des promoteurs de l’UdM,
des étudiants, des parents d’élèves
et des nombreux sympathisants à travers le monde n’est
rien de moins qu’une véritable réinvention
de la société civile.
Il s’agit de restaurer
le blason de notre dignité bafouée par plusieurs
siècles d’oppression et de mépris de nous-mêmes,
sortir de la mentalité d’assistés qui
fait de l’Afrique actuelle une caricature sur la scène
internationale. Il s’agit de nous prouver ce
que nous pouvons faire pour nous-mêmes sans attendre
de validation dans le regard des autres. De nous libérer
collectivement des médiocres versions du nihilisme
qui nous font douter constamment de notre humanité
et de notre intelligence, prostrés dans le hors-monde,
un peu comme Godot, le héros de Samuel Beckett, dans
l’attente hypothétique d’un Messie vêtu
aux couleurs de l’Etat.
Célébrant l’éthique
de la sobriété qui marque la gestion de l’UdM,
Fabien Eboussi Boulaga rappelait dans son célèbre
article intitulé “Pour saluer l’UdM”
qu’une “accumulation primitive de capital ne peut
se faire sans une bonne dose d’austérité,
cette violence qu’on exerce contre soi-même au
prix de mille privations, pour s’affranchir de ces attaches
qui empêchent l’initiative, l’autonomie
et la libre entreprise, ancrant les individus et les nations
dans une dépendance et une mendicité abjectes.”
C’est pour cela que les promoteurs de cette université
ne se sont pas précipités auprès des
milliardaires de pacotille qui pullulent au Cameroun pour
quémander leur appui. Jaloux de la liberté académique
qui est gage de qualité pour un établissement
d’enseignement supérieur, ils ont choisi de s’adresser
au grand public, pour dépendre de tout le monde, c’est-à-dire
en fin de compte de personne.
Exprimer
la solidarité agissante qui nous lie tous à
cette terre d’où nous venons.
L’initiative dont j’ai
accepté la responsabilité—bénévolement,
cela va sans dire, comme des milliers d’autres sympathisants
de l’UdM à travers le monde—ambitionne
aussi d’offrir une plate-forme d’expression
de leur citoyenneté à tous les Camerounais de
nationalité, d’adoption et de cœur qui
s’interrogent souvent sur le meilleur moyen de se rendre
utile au pays. Elle envisage d’interpeller
notamment cette diaspora disséminée sur tous
les continents, et capables de faire la différence
dans n’importe quel domaine où elle veut bien
s’engager. Cette initiative vise donc à aider
les uns et les autres à exprimer la solidarité
agissante qui nous lie tous à cette terre d’où
nous venons, à ce pays arbitrairement tracé
mais qui nous est cher. Cette initiative est enfin une manière
de remboursement de l’immense dette que nous avons tous
à l’égard de notre pays et de notre continent.
Je ne saurais terminer sans
dire les microscopiques peines et les joies que cette campagne
a stimulées dans mon univers quotidien et dans mon
imaginaire. Rien de plus pédagogique que de voir des
citoyens du monde entier se préoccuper du sort d’étudiants
inconnus dans cette Afrique lointaine, de recevoir des contributions
de montants les plus variables et provenant souvent de personnes
aux revenus modestes. Rien de plus instructif également
que de buter sur le scepticisme habituel de mes compatriotes
les plus aisés, toujours prompts à verser dans
le doute le plus superficiel et le cynisme gratuit pour éviter
de contribuer à une initiative qui ne sert pas directement
à caresser leurs egos… A cet égard, je
me suis parfois étonné de voir des Camerounais
collecter en quelques jours des dizaines de milliers de dollars
pour financer la campagne électorale de l’Américain
Barack Obama, eux qui se montrent toujours si créatifs
dans la dérision et le scepticisme dès qu’il
s’agit d’envoyer une infime fraction de cet argent
à une école ou bibliothèque en Afrique.
Car pour talentueux et sympathique qu’il soit, Barack
Obama se préoccupe bien peu de l’Afrique, et
il a sûrement moins besoin de nos économies que
les étudiants de Banganté, de Ngaoundéré,
de Buéa ou de Mfou.
Qu’à cela ne tienne
: à ce jour, plus de 60.000 (soixante mille)
dollars ont quand même été collectés
dans le cadre de cette campagne. C’est peu,
et c’est beaucoup. Ce n’est pas si mal, mais beaucoup
reste à faire pour atteindre nos objectifs. Je mets
donc au défi tous ces Camerounais de la diaspora qui
sont si enclins à céder à l’aigreur
et au découragement, à engager cette autre lutte
contre la pauvreté.
Célestin
Monga
Banque mondiale/MIT
celestin.monga@mit.sloan.ed
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Vu
par
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Pour la première fois,
un sentiment d’émerveillement au Cameroun
En octobre 2007 j’ai
pu visiter l’Université des Montagnes à
Bangangté. Depuis sa fondation, j’en avais entendu
parler par ses promoteurs et j’avais envie de découvrir
la réalité de cette institution. Non seulement
je n’ai pas été déçue, mais
j’ai été émerveillée par
cette réalisation, sentiment qu’il faut
l’avouer, j’éprouvais pour la première
fois au Cameroun, où c’est plutôt l’indignation
et la colère qui m’habitent devant ce que je
vois quotidiennement des conditions de vie des habitants et
du fonctionnement des diverses institutions, notamment celles
de l’État.
Il y a d’abord
le campus. Un ensemble de modestes bâtiments
sont dispersés dans un parc boisé bien entretenu.
Des allées conduisent de l’un à l’autre
: salles de cours, laboratoire, bibliothèque, tout
est parfaitement propre et rangé dans une ambiance
de simplicité voire d’austérité.
Partout il n’y a que le strict nécessaire en
équipement. Une ambiance recueillie règne dans
la bibliothèque dont toutes les tables sont occupées
par des étudiants plongés dans leurs occupations
studieuses. Un rapide coup d’œil sur les rayons
qui débordent de livres me surprend par la richesse
et la variété des ouvrages, parfaitement répertoriés.
Les différents services fonctionnent sur le même
principe de modestie et de rigueur, bureaux, habitation du
directeur, hôtellerie sont d’une grande simplicité
mais pourvus de tout ce qui est nécessaire à
leur fonction. Tout le monde vaque tranquillement à
ses occupations. L’activité humaine est soutenue
et organisée. Mon admiration vient de l’alliance
entre l’économie des moyens et la performance
des résultats, qui engendre une grande satisfaction
intellectuelle.
En arrivant dans cette même ville de Bangangté
on avait longé le mur interminable d’une propriété
luxueuse, pavages, éclairages, grilles, immense maison,
qu’on m’avait dit appartenir à un notable
local, directeur ou ministre, peu importe. Cet étalage
grandiose, propriété d’un particulier,
était parfaitement choquant, côtoyant le tout
venant d’une agglomération camerounaise qui exhibait
ses plaies habituelles : habitations sordides, voies défoncées,
foule oisive, véhicules brinquebalants et surchargés,
étalages hétéroclites dans le plus grand
désordre, le tout donnant la plus désolante
impression d’abandon et de pauvreté.
Une
volonté farouche de servir la collectivité
L’après-midi on
est allé visiter le bâtiment de l’hôpital
d’application construit par l’AED (association
créatrice de l’Université des Montagnes)
à quelques kilomètres de Bangangté. Situé
sur un terrain de deux cents hectares, don du chef local à
l’UdM, où doit se déployer le futur campus
universitaire, l’édifice imposant, sur trois
niveaux, est maintenant entièrement équipé.
Deux blocs opératoires complets et leurs annexes, plusieurs
appareils de dialyse, lits, fauteuils, appareils et outillages
de toutes sortes, tout est prêt à fonctionner
et n’attend que l’approvisionnement en eau et
les autorisations administratives qui traînent.
Je pense à Mongo Beti, décédé
prématurément en 2001 parce qu’aucun hôpital
de Yaoundé, capitale du Cameroun, ne pouvait alors
effectuer une dialyse. Ce que tous les moyens de
l’Ètat n’ont pas réussi à
faire en plusieurs dizaines d’années de gabegie
et de dilapidation criminelle, le dévouement et l’intelligence
de simples Camerounais, animés de la volonté
farouche de servir la collectivité l’a réussi
en quelques années avec un minimum de moyens.
Cette réussite bien loin d’être
saluée comme elle le méritait s’est heurtée
aux plus grandes résistances des Institutions officielles
: difficultés pour l’autorisation d’ouverture,
difficultés accrues lorsqu’il s’est agi
de sanctionner les résultats par des diplômes.
La première promotion d’étudiants a dû
être envoyée à Kinshasa pour l’obtention
du titre de médecin et de pharmacien.
La qualité et le sérieux des études,
reconnus par des autorités universitaires internationales,
n’ont servi qu’à attiser l’hostilité
de gens pour qui le bien public est une notion incompréhensible.
Les exigences émises par la Faculté de Médecine
de l’Université de Yaoundé I pour une
homologation des diplômes sont sidérantes : reversement
d’une partie substantielle des droits versés
par les étudiants, mainmise sur l’organisation
du recrutement, c’est-à-dire le racket contre
le mérite. Alors que l’Etat devrait offrir des
subventions à ceux dont le dévouement réalise
ce qui devrait être à la charge de l’autorité
publique, certaines de ses administrations viennent, tel un
parasite, se nourrir d’un organisme pour en sucer la
substance jusqu’à le faire dépérir.
Au Cameroun celui qui a un tampon administratif a une rente.
Assis et inutile, il s’engraisse des ressources de ceux
qui s’échinent durement du matin au soir pour
gagner leur vie ou créer des activités.
Persévérer
malgré les obstacles
L’exceptionnelle
réussite de l’Université des Montagnes,
dont la réputation dépasse maintenant les frontières
du Cameroun, montre tout ce qu’on peut faire avec un
minimum d’argent, beaucoup de compétence et de
dévouement à la collectivité.
C’est cet esprit qui est le bien le plus précieux,
qu’il faut absolument préserver dans un environnement
peu propice, où la vertu est pourchassée et
pénalisée. Si cet esprit avait habité
ceux qui ont présidé aux destinées du
Cameroun depuis cinquante ans, le pays et ses habitants brilleraient
de bonheur et de prospérité.
Cet exemple montre ce dont sont capables de simples citoyens
Camerounais unis par la volonté de construire l’avenir.
Puissent-ils persévérer malgré les obstacles.
Leur victoire fait honneur au Cameroun, bien plus que tous
les trophées cache-misère dont le peuple s’enivre
pendant 24 heures avant de retomber dans les tourments de
la pauvreté. Puisse cet exemple ne pas demeurer
isolé et entraîner de nombreuses entreprises
citoyennes qui rompront avec la course à l’enrichissement
personnel dont le pouvoir actuel donne le déplorable
exemple, pour une course à l’épanouissement
collectif, seul gage d’un avenir meilleur.
Odile
Biyidi Awala
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Partenariat
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La
Coopération à l’UdM : Le triomphe d’une
idée fondatrice
Au moment où la première
promotion de médecins formés à l’UdM,
est jugée digne de prononcer le serment d’Hypocrate,
après les deux premières promotions de pharmaciens
et les trois de licenciés en technologie, il convient
de célébrer ce sans quoi cette abondante moisson
n’aurait pas été possible, à savoir
la « coopération ».
Pendant sept longues années
d’un stressant combat pour la survie d’abord et
pour la crédibilité ensuite, c’est sur
la coopération que la jeune Institution, alors inattendue
dans le paysage universitaire camerounais et, partant, non
acceptée, a pris appui pour poursuivre son bonhomme
de chemin.
Mais, il convient de le souligner, cette coopération
n’aura point été une simple roue de secours
improvisée pour les besoins de la circonstance. Elle
est au contraire à considérer comme accomplissement
d’une des idées fondatrices du projet de l’UdM,
laquelle a été pensée pour être
une institution ouverte sur le monde.
Au
commencement était l’Université de Kinshasa.
Faisant ici nôtre l’adage
: « A tout Seigneur, tout honneur », et remontant
à la genèse de cette coopération, nous
dirons « qu’au commencement était l’UNIKIN
». N’est-ce pas elle qui, sous l’impulsion
de son Recteur d’alors, le Pr. Jos Ndelo, homme doté
d’une véritable vision prophétique, a
accueilli à bras ouverts le projet pour lequel l’Association
pour l’Education et le Développement (AED), frappait
à ses portes ? En engageant depuis 2003, la
vieille et néanmoins prestigieuse Université
de Kinshasa auprès de la toute jeune Université
des Montagnes, à travers des accords de partenariat,
Jos Ndelo a non seulement donné à l’UdM
la nécessaire et indispensable onction académique,
mais encore, il a inauguré une coopération inter-universitaire
Sud-Sud qui entrera sûrement dans les annales de l’histoire
de nos universités.

Le Pr Jos Ndelo, animateur
du séminaire de pédagogie
L’économie
de cette brève présentation ne permet pas de
s’étendre sur les multiples évènements
à caractère scientifique que cette coopération
a rendu possibles. Toutefois, comment ne pas évoquer
la valse des enseignants kinois à Bangangté
avec comme point d’orgue, la mission décisive
en avril 2006 de tous les Chefs de Département de la
Faculté de Médecine qui, après une bonne
semaine d’évaluation des étudiants de
la première promotion alors en 6ème année,
ont solennellement consacré la qualité de la
formation donnée à l’UdM ? Comment ne
pas revoir ces mêmes étudiants, quelques mois
plus tard, comme poissons dans l’eau aux Cliniques Universitaires
de Kinshasa, et néanmoins tenus à l’œil
par le très rigoureux Pr. Panda ?
Comment ne pas penser à la qualité des
présentations et des débats ainsi qu’à
la solennité de l’ambiance lors de la soutenance,
dans un amphithéâtre plein à craquer de
l’UNIKIN, des mémoires de sortie de la première
promotion de pharmaciens en décembre 2006 ? Comment
ne pas se remémorer les propos combien élogieux
et émouvants du Doyen Massiala et du Président
de l’Ordre des Pharmaciens de la RDC lors du serment
de Gallien des nouveaux lauréats ? Comment ne pas revoir,
au grand amphi de l’UdM, et en compagnie du Pr. Sessim,
Jos Ndelo dans son rôle d’animateur de séminaire
de pédagogie universitaire, et dans son « attitude
de danseur… comme tout bon Congolais » selon
l’amical commentaire de Fabien Eboussi Boulaga?
On l’aura donc compris, la coopération avec l’UNIKIN,
en plus d’être académiquement salutaire,
aura été particulièrement active et marquée
d’inoubliables temps forts.
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1ère promo de pharmacie
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Un
partenariat universitaire diversifié.
Outre l’UNIKIN,
d’autres Institutions universitaires aussi bien africaines
qu’européennes ont apporté un soutien
multiforme.
Dans ce registre, l’Université de Parakou
au Bénin est à placer aux premières
loges. En effet, le partenariat a été négocié
et paraphé au plus haut niveau, puisque le Recteur
accompagné du Doyen de la Faculté de Médecine
et du Directeur des Affaires Académiques a fait le
déplacement à l’UdM pour la circonstance.
Et qui plus est, ce partenariat stipulait non seulement un
échange d’enseignants, mais aussi d’étudiants.
Et ici encore, il s’agit d’un partenariat particulièrement
actif, puisqu’il ne se passe pas un seul semestre sans
que l’UdM accueille des missionnaires de Parakou pour
divers enseignements.
Partenariat Sud-Sud donc, mais aussi partenariat Sud-Nord.
En effet, l’UdM s’est également et rapidement
ouverte aux universités du Nord, notamment avec Paris
13 d’abord, puis Paris 10 et Paris 11 pour la France,
et avec les Universités de Milan et d’Udine pour
l’Italie.
Dans ce registre, l’Université de Paris 13, dont
les enseignants se sont succédés à Bangangté
à un rythme soutenu, aura été d’un
grand apport pour la filière Sciences et Technologie.
Et il est aujourd’hui établi que les produits
de cette filière, désormais éparpillés
dans le monde, soit pour d’autres études, soit
pour des raisons professionnelles, n’ont point à
rougir de leur formation.
La
coopération avec les Associations, Structures Professionnelles
et autres ONG.
Les partenaires de l’UdM,
en matière de coopération, ne sont pas uniquement
des Institutions universitaires. Nombreuses sont en effet
les Associations et autres structures professionnelles qui,
depuis le début, lui ont été d’un
précieux concours tant en matière scientifique
et pédagogique qu’en équipements. On peut
citer : AGIR-abcd (Association Générale
des Intervenants Retraités - Actions de Bénévoles
pour la Coopération et le Développement), Esperade
(Association française des Sapeurs Pompiers),
BSF (Biologistes sans Frontière), Biagne,
UdM-Ngom, AED-F, AAED, autant d’associations au sein
desquelles des compatriotes vivant respectivement en Allemagne,
en France et au Canada s’investissent, avec leurs amis
des pays d’accueil, pour un soutien multiforme à
l’UdM et dont l’exemple est en passe d’être
suivi dans d’autres pays comme les Etats-Unis et la
Belgique.
Pour
2007-2008 : Déjà la vitesse de croisière
?
Tous les partenaires évoqués
plus haut sont ceux avec lesquels l’UdM a collaboré
jusqu’à l’année académique
2006-2007 et qui lui ont permis d’amorcer la concrétisation
de certains objectifs de sa philosophie fondatrice, à
savoir être une Institution ouverte sur le monde et
constituant un véritable carrefour, un lieu de rencontre
et d’échange par excellence.
Mais avec les nouveaux partenaires déjà entrés
en scène pour l’année académique
2007-2008 ou qui sont annoncés, on est tenté
d’affirmer qu’en matière de coopération,
la vitesse de croisière est en passe d’être
atteinte. En effet, trois nouvelles conventions sont
déjà signées ou en cours de signature
avec l’Université El Hadj Ibrahima Niasse (UEIN)
de Dakar, avec l’Université Louis Pasteur de
Strasbourg et avec l’institut d’Automatisation
industrielle (iAi) de la Haute Ecole d’Ingénierie
et de Gestion du Canton Vaud (HEIG-VD) en Suisse.
De même, de nouvelles associations
sont entrées en lice, à savoir : Table-Montréal
Afrique (TMA) engagée dans la construction
d’un Hôpital de référence à
Bangangté, Marchez Nord-Sud –
association sans but lucratif (MNS-asbl), une ONG dont le
siège est à Marche-en-Famenne en Belgique et
qui compte des médecins, pharmaciens, ingénieurs
et professionnels de tout bord, prêts à apporter
leur savoir-faire, l’Association des Pharmaciens
Africains de France (APAF) dont le soutien à
la filière est désormais acquise. De plus, des
offres de collaboration à titre individuel des spécialistes
en diverses disciplines tombent de plus en plus régulièrement
dans la messagerie de l’UdM. Résultats, pour
le seul premier trimestre de l’année universitaire
2007-2008, plus de quinze enseignants missionnaires ont déjà
défilé sur le campus de l’UdM à
Bangangté.
On le voit, la coopération à l’UdM est
dynamique, et d’aucuns pourraient même la trouver
envahissante. Mais il n’en est rien. Car elle s’inscrit,
telle quelle, dans la philosophie fondatrice de l’Institution.
Elle a été pensée pour en être
partie intégrante et de manière permanente.
Elle vise entre autres, à offrir aux étudiants
ainsi qu’à toute la communauté universitaire,
l’occasion de rencontres scientifiquement et humainement
enrichissantes et à tous ceux de nos compatriotes expatriés
qui en ont parfois longuement rêvé, un espace
pour la réalisation de l’utopie du retour. Elle
vise à offrir également du répondant
aux universitaires et autres scientifiques qui, de par le
monde, sont en quête de partenaires africains avec qui
partager leur science et leur expérience.
C’est dire que les portes de l’Université
des Montagnes restent largement ouvertes à toute offre
de partenariat, qu’elle vienne des Institutions, Associations,
Organisations diverses ou des personnes physiques ou morales
prêtes à contribuer à la pérennisation
de cet aspect particulièrement stimulant de sa philosophie
fondatrice qu’est la coopération.
André Ntonfo
SG/AED – DAAC/UdM
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Partenariat UdM -UNIKIN : Bilan
après 3 ans d'existence
Depuis novembre 2004, au regard
des similitudes et de la complémentarité de
leurs programmes de médecine et de sciences pharmaceutiques,
l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et l’Université
des Montagnes (UdM) ont pris l’engagement d’œuvrer
en partenariat pour la promotion de leurs établissements
respectifs. Après 3 ans d’existence, voici le
bilan de cette coopération.
Découverte réciproque des universités
concernées
Les accords conclus ont conduit en tout premier lieu
à la découverte réciproque des deux institutions.
En effet, les membres de la communauté universitaire
des montagnes ont pu profiter, une fois à Kinshasa,
des imposantes infrastructures de la première université
fondée en Afrique Centrale en 1954. Monseigneur Luc
Gillon, à l’origine de cette université,
l’a voulue comme une véritable cité autonome
dotée d’infrastructures scolaires hospitalières,
commerciales, sportives, routières reliant ces lieux
au reste de la ville. De plus, on est frappé par le
dynamisme et l’inventivité des enseignants et
des chercheurs de cette université qui, avec les moyens
de bord, réalisent une production scientifique de qualité,
trouvant des débouchés économiques tels
que la mise sur le marché de médicaments traditionnels
améliorés (manadiar, meamycine, diazostimul,
antougine…)
Inversement en se rendant à Bangangté, les
membres de la communauté universitaire de Kinshasa
ont été frappés par la volonté
et l’esprit de solidarité d’une communauté
en développement, à l’image de
l’imposant module de chirurgie construit et prêt
à être utilisé sur le site de Banekane.
Ce module constitue le socle actuel du centre hospitalier
universitaire de l’UdM en construction. Nul doute que
les retombées d’une telle réalisation
ne se feront pas attendre.
Au regard du dynamisme et de
la volonté des uns et des autres, des infrastructures
existantes ou en construction dans l’une ou l’autre
institution, l’idée ou mieux la détermination
à coopérer pour l’épanouissement
des communautés des deux universités a fini
par germer et faire du chemin à tel point qu’aujourd’hui
les résultats sont concrets et palpables.
Bilan académique
Les accords de ce partenariat se sont concrétisés
depuis l’harmonisation des programmes de pharmacie en
2005 et l’évaluation des étudiants de
médecine de sixième année par une équipe
professorale de l’Unikin en 2006.
Depuis, cette coopération a diplômé deux
promotions de pharmaciens: la première fut proclamée
le 12 décembre 2006 et comprenait cinq lauréats
tandis que la seconde l’a été le 29 septembre
2007 avec une seule lauréate. La lauréate de
2007, en l’occurrence Mlle Nadège Tchanga Noumi,
est inscrite de façon particulière dans les
annales de l’Unikin car elle a pu décrocher le
prix Rawji de 2500$ qui récompense le meilleur lauréat
de l’année de chaque faculté obtenant
son diplôme en première session avec au moins
la mention "distinction". On lui a décerné
aussi le trophée Shalina, d’une valeur de 1000$,
qui récompense le meilleur lauréat en pharmacie
proclamé en première session.

Participants au séminaires de pédagogie 2008
Par ailleurs, en collaboration avec les chercheurs
de deux institutions partenaires, un inventaire ethno-pharmacologique
des plantes médicinales du Département de Ndé
a été dressé et pourra être exploité
ultérieurement lors de recherches en médecine
traditionnelle. Des plantes antipaludiques et antidiabétiques
de l’arsenal thérapeutique traditionnel du Cameroun
ont été « investiguées »
et ont conduit à des résultats intéressants.
D’autres résultats ont été obtenus
dans le domaine de la sécurité sanitaire des
aliments consommés au Cameroun : ils ont concerné
particulièrement les composés secondaires toxiques
des boissons de fabrication traditionnelle et les composés
toxiques naturels, en l’occurrence l’acide cyanhydrique,
dans les produits à base de manioc. Tous ces travaux
ont été réalisés dans le cadre
de mémoire de fin d’études en pharmacie
et feront l’objet de publications. Les deux institutions
prévoient d’ailleurs la création d’un
laboratoire d’analyse et de contrôle des médicaments
et des aliments à l’UdM à l’instar
de celui qui fonctionne à l’Unikin. Les résultats
découlant de travaux de mémoire de fin d’études
obtenus précédemment justifient la mise en route
d’un tel projet. Nous noterons également comme
résultat du partenariat, l’organisation à
l’UdM des séminaires de pédagogie destinés
aux enseignants, une pratique en vogue dans le système
de l’enseignement supérieur et universitaire
congolais, et qui vise l’amélioration de la qualité
de l’enseignement.
Dans quelques jours, l’événement
attendu sera le couronnement des études de
médecine avec la sortie des premiers médecins
de l’Université des Montagnes, ayant
bénéficié d’une solide formation
théorique acquise à l’UdM et d’une
expérience pratique consolidée à Kinshasa
aux côtés de professeurs renommés de la
RD Congo
Il est prématuré
pour le moment d’apprécier les résultats
obtenus en recherche dans le domaine de la médecine
étant donné que l’ancien programme de
médecine, encore en cours dans les universités
publiques de la RD Congo, ne prévoit pas de mémoire
en dernière année de doctorat, situation qui
a été corrigée dans le nouveau programme.
Dans tous les cas, les jeunes médecins attendus de
l’UdM pourront mettre à profit leur spécialisation
dans la résolution des problèmes sanitaires
observés au Cameroun et ceci en collaboration avec
leurs professeurs de l’UdM et de l’UNIKIN.
Professeur Dr C. Masiala Tsobo,
Doyen
Faculté des Sciences Pharmaceutiques de l’Université
de Kinshasa
République Démocratique du Congo
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Nuages
bleus au dessus de la coopération
La coopération interuniversitaire se porte bien. Au
cours des derniers mois, elle a pris de l’ampleur et
étendu ses ailes au-delà des frontières
qui lui étaient connues. Elle s’est diversifiée
en Afrique comme en Europe pour intéresser à
la fois l’Institut Supérieur des Sciences de
la Santé (ISSS) et l’Institut Supérieur
des Sciences et de Technologie (ISST). Voici quelques exemples
répertoriés :
Paris XIII - UdM
L’Université de
Paris XIII appuie l’Institut Supérieur des Sciences
et de Technologie depuis sa création en 2001. Cet appui
est visible dans l’expertise en montage des curricula
et dans une dizaine de missions d’enseignement.
Le Docteur Homère Kwawo,
spécialiste d’Automatique et Télécommunications,
est l’un des enseignants ayant le plus effectué
de voyages sur Bangangté dans le cadre de la coopération
entre l’UdM et Paris XIII.
Milan / Centre cardiologique de Monzino - UdM
Des travaux de recherche sont
effectués par des chirurgiens italiens sur le campus
de Mfetum. Ces travaux portent sur la mise au point de nouvelles
techniques chirurgicales de la moëlle épinière.
Le laboratoire d’anatomie comparée et de chirurgie
expérimentale de l’UdM, don du Centre Cardiologique
de Monzino, sert de terrain d’exercice de l’équipe
italienne lors de ses séjours en terre camerounaise.
Les tests, pratiqués
actuellement sur les babouins, seront effectués sur
l’homme lorsqu’ils seront concluants.
ULP – UdM
L’Université des
Montagnes et l’Université Louis Pasteur de Strasbourg
préparent un accord de coopération dont l’un
des objectifs est la création d’un second cycle
à la Faculté des Sciences et de Technologie
de l’UdM. A cet effet, le campus de Mfetum a accueilli
du 22 au 26 octobre 2007, le Professeur François Lasbennes
de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg.
L’Université Louis
Pasteur de Strasbourg entretenait déjà de manière
informelle des relations cordiales avec l’Université
des Montagnes, puisque quatre de ses anciens étudiants,
détenteurs d’une Licence professionnelle, y poursuivent
leurs études depuis 2004. Les termes de la coopération
qui s’étendra sur trois ans portent entre autres,
sur l’accueil par l’Université Louis Pasteur
de deux étudiants de l’UdM, titulaires d’une
Licence en Instrumentation et Maintenance biomédicale
à Strasbourg en vue des études de Master en
imagerie biologique.
Les échanges ont été
facilités par le fait que le Pr. Lasbennes est le responsable
académique de la spécialité Imagerie
biologique en Master Sciences, mention Images, Sciences et
technologies de l’information de l’ULP.
HEIG-VD - UdM
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