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UdM.Comm
Une publication de
l'AED

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Seul le mérite compte

De la théorie à la pratiqueOne can compromise over programme but not over principle.
Nkwame Nkrumah, Consciencism.
Sommaire
Edito
Une nouvelle signature visuelle pour
l'UdM
Tout en saluant
la naissance d'UdM.Comm, nous
signalions dans le précédent numéro, l'urgence de mettre en place
une stratégie de communication pour véhiculer l'image de l'UdM
auprès du grand public. Au vu de la pléthore de réactions reçues via
notre adresse électronique, qu'il s'agisse de demandes de renseignements,
de remerciements, de critiques ou encore d'encouragements etc., il ne fait
aucun doute qu'UdM.Comm a répondu à une grande attente et nous
saisissons ici l'occasion pour remercier nos lectrices et nos lecteurs de
l'intérêt qu'ils ont témoigné à l'UdM et à son journal
électronique!Pour notre équipe, ce 'grand intérêt', qui
nous a bien évidemment réjouis, signifiait aussi… une charge de travail
inattendue : répondre aux courriers électroniques, les transmettre à la
'bonne' personne, que ce soit à l'UdM, à l'AED ou encore dans la diaspora,
assurer le suivi de chaque 'dossier' lorsque cela était nécessaire,
discuter des remarques qui nous ont été faites pour s'en inspirer, évaluer
leur faisabilité… En bref, UdM.Comm a déclenché toute une série de
questionnements sur les modalités de notre communication aussi bien au
sein du projet et de l'équipe qui y travaille qu'avec l'extérieur, à
savoir les différents publics…
Il reste nombre de solutions à
trouver et surtout à mettre en place, les principales difficultés relevant
de nos ressources, en termes de disponibilité des membres de l'équipe, et
de la coordination entre les différents intervenants dont il faut
absolument tenir compte. C'est à cela que s'attelle une petite équipe
intercontinentale de bénévoles qui s'est constituée autour de la
communication de l'AED ainsi que de l'UdM. Nous sommes d'ailleurs heureux
de vous présenter le premier jalon et non des moindres de cette stratégie
de l'image en gestation. Il s'agit du nouveau logo de l'UdM. En
marketing communicationnel, le logotype est la signature du
produit. C'est lui qui véhicule son identité.Pour dire l'UdM et sa mission, le logo
combine deux éléments: la montagne et le nom de l'institution. Le
symbole retenu, celui de la montagne, allait évidemment de soi, tant les
promoteurs du projet avaient eu le génie de donner un nom aussi signifiant
à l'institution. Nous ne rentrerons donc pas dans les détails de la
signification, mais nous voulons faire remarquer le caractère stylisé de
la ligne de crête ascendante, sa façon de signifier la devise première de
l'UdM Semper Altissimo Ascendere / Toujours Rechercher l'Excellence tout
en soulignant son enracinement local.Le territoire du Grassland camerounais se
caractérise par la verdure de son paysage et la rougeur ocrée de son sol.
Le vert a cependant été privilégié pour ce qu'il signifie : réflexion,
sérénité, espérance, équilibre, harmonie… mais aussi pour l'énergie qu'il
dégage. Nous avons opté pour le vert chlorophyllien, gage de constant
renouveau, de jeunesse perpétuée, de transferts et de liens institués
entre générations et enfin… de créativité ! Signalons aussi que ce vert a
été créé à partir de ce que les graphistes appellent dans leur jargon la
'température de couleur' d'un des paysages de l'ouest camerounais. En
cela, il est déjà signe d'une appropriation forte, prête à véhiculer au
Cameroun, en Afrique et de par le monde l'identité de l'UdM. Les
montagnes, on le sait, sont aussi faites pour être déplacées…Pour réaliser le logo de l'UdM, nous avons
tenu à mettre en place une façon de procéder compatible avec les idéaux de
l'AED… Tout projet a besoin d'un maître d'ouvrage, d'un architecte. Nous
en avons donc cherché un qui soit graphiste, compétent, flexible, patient,
bénévole…et sur qui il était possible de compter. Pas facile ! Inutile de
s'appesantir sur la compétence et le bénévolat… mais la flexibilité et la
patience méritent sans doute une petite explication. Nous nous sommes tout simplement rendus
compte dans nos divers projets, plus particulièrement pendant
l'élaboration de la maquette d'UdM.Comm et durant les travaux liés à la
construction du site (encore en cours) que 'l'architecte' était toujours
très sollicité, bombardé de commentaires, et qu'on lui demandait
d'innombrables retouches, modifications etc. Nous ne croyons pas à la
génération spontanée. Ce qui implique qu'une fois lancé par le maître
d'ouvrage, un premier jet circule…
qui revient avec bon nombre de
commentaires, de suggestions… qu'il faudra traiter dans un deuxième jet…
ainsi de suite… jusqu'au résultat final. On se souviendra que la maquette
d'UdM.Comm fut remaniée pas moins de 34 fois !Le logo est la création du graphiste et
vidéographe Joe Bohbot installé à Montréal. Nous avons également
apprécié quelques judicieuses remarques de la graphiste américaine
Binky Walker installée à Paris et d'une équipe de graphistes
spécialisée dans la gestion des marques. Sans compter toutes les allées et
venues entre Bangangté, Yaoundé, Montréal, Paris, Worcester… On le voit,
tout comme l'institution qu'il s'apprête à représenter, le logotype de
l'UdM est à la croisée des chemins.La prochaine étape pour doter l'UdM d'une
plus grande visibilité est la refonte du site web. En attendant, le
projet suit son cours et notre équipe reste ouverte à qui souhaite
l'intégrer ! Armelle Cressent
(Paris, France)
Noël Toche Mbah (Montréal, Canada)

Campus-Echos
Etre admis étudiant à l'UdM : pas une
évidence !
Les rideaux sont
tombés sur la deuxième session des concours d'entrée à l'UdM avec
les délibérations qui ont eu lieu au campus de Mfetum le vendredi 16
septembre 2005.
Placée sous la supervision générale de David
Simo, Chargé de mission de l'AED pour la circonstance, et conduite
d'une main ferme par Innocent Futcha, Chef de Secrétariat, la
deuxième session des concours d'entrée à l'UdM pour l'année académique
2005-06 a eu lieu sur le Campus de Mfetum les 12 et 13 septembre 2005.
C'est dans une ambiance sereine et empreinte d'un esprit de compétitivité
que les candidats ont planché sur les épreuves de mathématiques et
sciences physiques pour l'entrée en filières des sciences et technologie.
Les candidats de la filière des sciences de la santé ont passé en plus une
épreuve de chimie générale.
Ils étaient près de 300 sur la ligne de
départ dans cette compétition [du savoir] pour l'entrée dans les
différentes filières (médecine, pharmacie, informatique, etc.). A
l'arrivée, une centaine a été retenue.
Candidats à la session
de SeptembreEn clair, les décisions prises par l'AED
relatives à l'organisation des recrutements d'étudiants en première année
se sont révélées salutaires. En effet, en dépit de quelques problèmes
mineurs de logistique, les calendriers ont été respectés à la satisfaction
des étudiants et parents qui avaient fait le déplacement de
Bangangté.
Les épreuves, fruit de la collaboration entre le campus et
la diaspora, sous la coordination des Doyens Assesseurs Etienne
Tatou et Homère Nkwawo, étaient conçues sous forme de QCM
(Questions à Choix Multiples). De l'avis de quelques étudiants, cela
représentait une certaine difficulté puisque nombre d'entre eux n'étaient
pas habitués à ce genre d'exercice. La méthode exige que les candidats ne
fassent pas seulement montre des connaissances acquises mais qu'ils s'en
servent également pour prendre des décisions.
Les candidats étaient
venus d'au moins 27 localités du Cameroun, Yaoundé (43%) et Douala
(33%) fournissant le gros des effectifs. Ils étaient francophones et
anglophones. Ils s'appelaient Sighomnou, Nkok, Nyeheg, Aminatou, Messina,
Nwos, Ngo Makang, Amina. Ils étaient Bétis, Bassa, Bamiléké…, venaient
du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest du Cameroun. Ils étaient
fils/filles de magistrats, d'administrateurs civils, de journalistes, de
paysans, de commerçants, d'enseignants des universités d'état, d'hommes et
de femmes d'affaires, de maires, de députés. Bref, la jeunesse
camerounaise, de toutes les couches sociales et toutes les régions du pays
étaient à Bangangté ces 12 et 13 septembre pour tenter de décrocher une
place pour des études à l'UdM.
Une épreuve
du concours de Septembre
2005Pour la session de septembre, ils étaient 218
candidats à frapper aux portes de la filière médecine (133 filles et 85
garçons), 28 pour la filière pharmacie dont 22 filles et 6 garçons, et 23
en filière des sciences et technologie dont 18 garçons et 5
filles.
Nombreux étaient les parents qui avaient effectué le
déplacement pour accompagner leurs enfants et les aider à garder le moral
haut. Cet effort parental était également justifié par la jeunesse de bon
nombre de candidats. Les parents présents ne cachaient pas leur
appréciation du sérieux de l'organisation ainsi que leur appréhension
quand au nombre de candidats à admettre. Leurs craintes étaient renforcées
par les résultats de la session de juillet, encore disponibles dans les
babillards et où on lisait clairement le résultat néant de la filière
pharmacie.
Rappelons qu'à la session de juillet une centaine de
candidats a participé pour toutes les filières. Sur les 88 dans la
filière médecine, 21 furent admis, 6 des 15 candidats de la filière
sciences et technologie ont réussi, alors qu'aucun des 6 candidats de la
filière pharmacie ne fut retenu.
Pour la session de septembre,
environ 14% des candidats étaient âgés d'au moins 22 ans, 72% avaient
entre 17 et 21 ans et près de 6% avaient moins de16 ans alors que le plus
jeune candidat de la session de juillet était âgé de 14
ans.

Comment entrer à l'UdM ?
Avec la centaine de candidats (88 pour la FSS
et 13 pour la FST) de la session de juillet, on peut dire que la
compétition pour entrer à l'UdM a véritablement pris son envol. Au vu de
la pression qui devient de plus en plus importante, tant par les effectifs
croissants que par les -inutiles !-tentatives d'influence, être admis
comme étudiant à l'UdM n'est désormais vraiment plus une évidence. Et
comment ne pas souligner ici qu'on a déjà vu surgir certaines pratiques
qui ont cours dans notre pays. Un peu inquiets, quelques parents ou
tuteurs de candidats n'ont pas hésité à se demander si le concours était
vraiment la seule porte d'entrée. D'autres n'ont même pas hésité à sortir
des enveloppes sans trop savoir à qui il fallait les tendre. Comme quoi
ces habitudes ont la vie dure !
Finie donc la période où il fallait
convaincre l'opinion nationale de faire confiance à l'UdM, même s'il y a
encore un peu d'effort à faire sur le plan marketing pour la faire
connaître dans toutes les régions du Cameroun ainsi que dans la sous
région Afrique Centrale.
Il restera à tirer toutes les leçons qui
s'imposent de cette compétition pour l'entrée à l'UdM, au regard des
difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des textes réglementaires
pour les améliorer afin de mieux maîtriser le processus des concours
d'entrée. Et enfin, on peut souhaiter la Bienvenue à la compétitivité et à
la méritocratie afin que vive l'Excellence !Alphonse
Djapiapsi
YaoundéRentrée académique 2005/06 à
l'UdMDe par le sérieux qui a prévalu pendant
l'organisation et la gestion du dernier concours d'entrée, l'UdM
se positionne désormais comme une institution de renommée
solide. Travail et mérite sont les seuls et uniques critères qui
ont guidé la sélection. Les nombreux candidats et observateurs sont
repartis fortement impressionnés. Le ton est ainsi donné et c'est
fort de cette image que tous les responsables de l'UdM ont préparé
la rentrée qui s'est déroulée sur les chapeaux de roue. Dès le 3
octobre 2005, date officielle de la rentrée universitaire au
Cameroun, toutes les parties prenantes étaient à pied d'oeuvre: les
responsables de l'administration ont accueilli et présenté le campus
aux nouvelles recrues. Aussitôt après, les enseignements ont
démarré, et ce à la surprise générale, tant il est vrai que les
rentrées dans les institutions universitaires camerounaises donnent
très souvent lieu à de simples prises de contact ! Après une semaine
de cours, les nouveaux étudiants nous ont confié qu'ils avaient
beaucoup de peine à tenir le rythme des enseignements. Aussi, la
scolarité a-t-elle saisi l'occasion pour leur expliquer les
objectifs de formation et les sacrifices qu'ils impliquent.
En
outre, une tournée est prévue dans chaque salle de classe afin
d'informer les étudiants sur le règlement intérieur.Toutefois, le défi que cette rentrée
apporte à l'UdM relève de la gestion des effectifs qui commencent à
poser quelques problèmes au regard de la taille des installations du
campus de Mfetom. Ce dernier accueille cette année 451 étudiants
contre 320 l'année
dernière :368 sont inscrits en médecine, 39
en pharmacie et 44 dans les filières technologiques. Comme quoi,
l'ouverture du campus de Banékane devient une véritable urgence
!
Anselme Nzoko
Service de la scolarité et des
diplômes de
l'UdM
Bangangté
CHU de
l'UdM à Banékané : bientôt opérationnel
!
Tel un gigantesque champignon sorti des
hautes terres de Banékané à l'ouest du Cameroun, l'imposante
bâtisse du futur CHU de l'UdM, inspire émerveillement et admiration.
Ce joyau architectural construit dans un environnement rural offre aux
visiteurs un contraste saisissant. Il ne semble pourtant n'être qu'un
minuscule point au milieu d'un vaste océan de deux cents hectares de
verdure. En son sein, telle dans une fourmilière s'activent ingénieurs et
techniciens aux compétences multiples. Du génie civil, en passant par
l'électrotechnique jusqu'au métier du biomédical, hommes et femmes
s'activent pour permettre bientôt la mise en service des équipements
hospitaliers. L'essentiel des travaux en est aux finitions. 
Le premier bâtiment du futur CHU de
l'UdMLe revêtement du sol est en cours
d'achèvement et ne sera complètement terminé qu'avec le carrelage
des couloirs et des façades latérales externes.Les enduits talochés
sont également en cours d'achèvement. En plomberie, l'essentiel de
la tuyauterie a été réalisé (réseau d'eau potable, évacuation,
etc.). Reste encore la pose des sanitaires et autres terminaux.
Le réseau des gaz médicaux reste également à installer. La
menuiserie se poursuit avec la fabrication des ouvertures du
rez-de-chaussée ; la pose du plafond étant quant à elle entièrement
terminée. Les réseaux électriques se construisent progressivement.
Après la tuyauterie, les câbles des
différents circuits sont en train d'être passés (électricité, téléphone,
informatique, vidéo et audio) avant la pose des luminaires et
appareillages conventionnels. Un plan de redécoupage des vestiaires, des
zones dites sceptiques et asceptiques est en cours de réalisation. Les
salles de buanderie, de décontamination et de stérilisation ont été
placées près du local technique. Le chantier sera terminé avec les travaux de
peinture et l'installation des équipements médicaux. On peut d'ores et
déjà affirmer que l'achèvement de la construction du pavillon de chirurgie
a franchi le cap des 80%.
Nul doute que ce centre hospitalier
ultramoderne appartiendra au cercle des hôpitaux de
référence.
Luc
Kamga
BangangtéEtudier en pharmacie au Cameroun : une réalité !
Alors que circulent au Cameroun
de nombreux médicaments d'origine douteuse, exposant la population à
de graves intoxications, aucune université camerounaise, l'UdM mise
à part, ne propose aujourd'hui 'Pharmacie' à ses étudiants.
L'enjeu de cette filière est donc de taille…
Etudiant en 6ième
année, je voudrais présenter ici les études de pharmacie à
l'UdM.Après un an de tronc commun
médecine-pharmacie, l'étudiant choisit entre les deux voies. L'étude
des sciences fondamentales s'achève en fin de 2ième année et est
suivie par un " stage officinal " préparant à l'entrée du second
cycle. Les travaux pratiques deviennent alors plus intenses. Les
3ième et 4ième années se terminent respectivement par des stages
dans un laboratoire d'analyses biomédicales puis dans une industrie
pharmaceutique afin d'acquérir des connaissances pratiques sur la
fabrication des médicaments.

"Olivier Ngongang au
travail..."
Ces stages permettent à l'étudiant
de mieux guider son orientation professionnelle entre officine,
biologie ou industrie à la fin de ses études. De nombreux
travaux pratiques s'effectuent aussi chaque année car l'UdM
disposent de laboratoires assez bien équipés de pharmacie galénique,
de pharmacognosie (extraction des principes actifs des plantes), de
chimie, de pharmacologie, de bactériologie et depuis 2005 de
bromatologie et de toxicologie clinique.
La 5ième année
'hospitalo-universitaire' nous introduit dans le troisième et
dernier cycle, dit 'professionnel'. Après quelques semaines de
cours, un stage de 3 mois de décembre à février a été réalisé à
l'hôpital de Bangwa sous la direction des Docteurs Nomigni et Nana.
Etre au chevet du malade nous a alors permis de comprendre les choix
thérapeutiques du médecin et de suivre les différentes étapes d'une
consultation médicale.
Un 2ième stage a été effectué de juillet à
septembre à l'hôpital militaire de Yaoundé sous la direction du
professeur Colonel Roger Moyou. Nous avons observé l'organisation
des laboratoires, les examens et prélèvements réalisés ainsi que le
circuit du médicament dans un hôpital.
Durant la 6ième année, qui
nous attend avec stage, recherche et rédaction de thèse, nous ne
prendrons plus que quelques cours en fonction de l'option
choisie.
Voilà pour le cursus de pharmacie mais ajoutons qu'à
partir de Mars 2005, suite à l'arrivée du Pr. Penge Onokoko, Doyen
de la Faculté de Pharmacie de l'Université de Kinshasa, les cours
dispensés par les enseignants d'Unikin ont particulièrement donné
sens au partenariat entre les deux institutions et réellement
confirmé la qualité de notre formation.
En Mai, le Professeur
Masiala a enseigné la bromatologie et l'analyse des aliments. Des
travaux pratiques ont été effectués dans une boulangerie et aux
Brasseries de Bafoussam où nous avons observé les procédés de
fabrication des bières et des limonades ainsi que les analyses
effectuées durant la fabrication.
Le professeur Ndelo Josaphat,
ancien recteur de l'Université de Kinshasa a, quant à lui, enseigné
la toxicologie et la phytopharmacie. Les TP ont porté sur la
toxicité, sous certaines conditions, du manioc et des vins de
fabrication traditionnelle (odontol) ainsi que sur des médicaments
comme l'aspirine, le phénobarbital…. ou encore sur la toxicologie
environnementale comme les sources de pollution sur le marché de
Bafoussam ou les effets des eaux usées d'usines sur la production
agricole.
On le voit, le spectre d'activités couvert par les
études de pharmacie est immense et les retombées pour notre pays
pourraient être gigantesques. Alors que de pseudo-médicaments tuent
nos citoyens et nos enfants, ceux qui pourraient les soigner sont
souvent maintenus hors de prix car leur rentabilité est plus
importante aux yeux de ceux qui les produisent que notre santé. Ce
que nous devons comprendre au Cameroun, c'est que le pharmacien doit
être autre chose qu'un simple commerçant. Son métier, comme celui du
médecin est au cœur du système de santé : il peut largement
contribuer à remédier aux problèmes d'intoxications atmosphériques,
médicamenteuses etc.
Si le paludisme tuait les enfants
occidentaux comme il tue les nôtres, sans aucun doute un remède
aurait été trouvé depuis longtemps et celui de Manuel Elkin
Patarroyo ne serait pas tombé aux oubliettes. Si le Cameroun
n'assure pas la formation de ses pharmaciens pour produire les
médicaments qui soigneront sa population, qui le fera à sa place ?
L'UdM a ouvert la voie même si pour le moment elle ne propose
malheureusement pas encore de cycle de recherche et un stage dans
une véritable industrie pharmaceutique est ici impossible.
Pour
ma part, j'aimerais faire un PhD en biologie ou en industrie pour
ensuite participer à la construction d'une branche pharmaceutique
camerounaise adaptée au contexte de nos pays et si possible revenir
un jour enseigner à l'UdM… Pour terminer, j'aimerais reprendre
la parole du professeur Lawrence Njikam, ancien doyen de l'UdM
décédé il y a quelques mois : " Nous avons tant attendu et
aujourd'hui, étudier en pharmacie est une réalité au Cameroun. "
Eric Olivier Ngongang.
Faculté des Sciences de la
Santé
Pharmacie, 6ième
année
Studying
pharmacy at Université des Montagnes
I
am a student at UdM, studying Pharmacy. My decision to go to this
university was taken quickly after I heard an inspiring radio announcement
one year after it had opened in 2000-01. This university offered the field
of study that interested me, pharmacy and had many other appealing
qualities. I had attended another university for one year previously that
I did not find satisfactory so I was very curious about what opportunities
there were for me at UdM.
UdM is a growing university with five years
existence and an increasing number of students every year from all ethnic
origins.
It has 2 faculties, the Faculty of Health Sciences and that
of Technological Sciences, each of these is divided into 2 departments.
Medicine (a 7 year programme) and Pharmacy (a 6 year programme) make up
the Health Science faculty. Computer networking and biomedical maintenance
(both 3 year programmes) make up the technological science faculty and
will also include the department of telecommunications in the years to
come.
Lectures are given in both French and English followed by
practical work for most courses. There are also tutorials at the end of
the courses for better preparation of examinations or tests, these being
completed by internships at the teaching hospitals during the fourth year
of medicine and the fifth year of pharmacy. Although the majority of the
lecturers are French speaking, just like the students themselves, a few
are English speaking and others are bilingual; hence, each lecturer is to
do at least two continuous assessments of his or her students before the
final end of the semester examination - this is applicable to each of the
two semesters in a year. Concerning life on campus, the students'
association executive members manage the students' restaurant. Clubs exist
such as the Health Club (A.E.D.E.S) and the Forum (constituted of
Bilingualism, Science and First Aid) of which I am a member.

Nadège Tchanga Noumi en
pleine
séance de TP... It was reassuring to both parents and
students when a convention was signed between UdM and the
University of Kinshasa in the Democratic Republic of Congo.
Having taken this measure to secure our future, we can equally
exercise our profession and prove ourselves in our domain when the
time comes. There's no doubt that our training should be recognised
at other universities.
Moreover, administrators from the
University of Kinshasa visit our university on a regular basis and
there is the possibility in the future to formally exchange
lecturers between both universities (this has already occurred
but in a more informal manner).
At the beginning of my studies
here, I found the bilingualism a bit difficult to adjust to, not
because I was unable to understand but because I was a slow writer
and a more comfortable in English than in French, so I could not
easily be up to speed with the rest of the students who were all
French speaking. I could miss a sentence or meaning
in class but, this became a minor problem with time and by the end of the
first year, I was up to the speed of the others and had became more versed
with certain new terms.In addition to this, the cold weather of Bangangte
and its rural location are other incentives for studies
here.
Personally, I find the professional training at UdM to be
excellent. This excellence has also been confirmed by competent
professionals in the fields of study from both in and out of Cameroon and
the quality of our lecturers. The presence of a fully equipped library for
students to gather knowledge and a computer room available for students
free of charge encourages research, improvement of our skills, keeping up
with new discoveries and recent approaches and standards.
Long Live UdM
in Bangangté, Cameroon!
Nadège
Tchanga Noumi
Faculté des Sciences de la Santé
5th year,
Pharmacy
Former Dean of the Faculty of Health
Sciences of the UdM is gone Prof Lawrence Njikam died on
June 18, 2005.
He was the first Dean to pioneer the teaching
activities at the Faculty of Health Sciences of the UdM from October
2000 to May 2004 when Prof Boniface Nasah took over his
duties.
His remains were buried on July 9th in his family
compound in Kumba, South-West Province where he now rests in
peace.
He is remembered by AED-UdM, his family and the university
community at large.May his soul rest in peace
!

Focus
La coopération à
l'Université des Montagnes : au-delà du
conventionnel.La coopération
représente, pour toute institution universitaire une sorte de vitrine où
elle se donne à voir, mais aussi le canal par lequel elle a accès à
l'expérience engrangée par les autres. En cela, l'UdM ne fait point
exception. Mais pensée pour être un projet novateur et s'inscrivant dans
un environnement où des crises de toutes sortes avaient contraint nombre
d'institutions universitaires, au Cameroun comme dans d'autres pays
d'Afrique, à des formations en vase clos, l'UdM a d'emblée voulu ouvrir
des perspectives nouvelles. Dès le départ, elle s'est dotée d'une
philosophie de la coopération imaginative, dynamique, transcendant
largement les formes conventionnelles de partenariat.
Un certain nombre
de missions spécifiques ont ainsi été assignées à cette coopération.
L'objectif consistait essentiellement à donner aux étudiants, dès la
première année, l'occasion de se frotter à des environnements pédagogiques
et scientifiques variés. Tout a été mis en œuvre pour susciter sur le
campus une constante circulation d'enseignants missionnaires et de
personnes ressources venant du Nord comme du Sud, en même temps qu'on y
déversait équipements et outils pédagogiques.
Et d'abord la
coopération avec le Nord. Elle s'est mise en place grâce au
partenariat avec l'Université de Paris 13 dont la présence des
enseignants a d'emblée conféré une grande crédibilité à la Faculté des
Sciences et de Technologie. Plus visibles encore auront été les accords
avec l'Université de Milan et le Centre de cardiologie
Monzino de la même ville, qui ont contribué à la mise en place à
l'UdM, d'une clinique de chirurgie expérimentale dotée d'un équipement
ultra moderne. Depuis 2003, une équipe de chirurgiens/chercheurs italiens
et camerounais y procède à des expériences auxquelles les étudiants
prennent une part active et d'autant enthousiaste qu'il leur est ainsi
offert l'opportunité d'assister à des opérations requerrant une
technologie de pointe souvent réservées à des environnements hautement
spécialisés.
Plus récents sont les accords signés avec l'Université
d'Udine en Italie et dont le Recteur a personnellement effectué le
déplacement de Bangangté en juillet 2005, pour finaliser des accords qui
prévoient la mobilité des enseignants et étudiants, la mise en œuvre de
projets communs de recherche ainsi que la co-direction des thèses. Ce
programme sera effectif dès l'année académique 2005-2006.
Toujours en
direction du Nord, la deuxième préoccupation dans la philosophie de la
coopération à l'UdM, a consisté à créer les conditions d'une véritable
veille technologique, c'est-à-dire d'une constante ouverture sur ce qui,
dans le monde, se fait à la pointe dans les filières de formation offertes
par l'institution. C'est afin d'assurer au mieux cette veille
technologique qu'a été inventé le concept de " Doyen Assesseur ", poste
occupé, dans chaque Faculté, par une personnalité scientifique résidant et
exerçant dans une institution universitaire ou para-universitaire d'un
pays du Nord. Ce dernier est l'œil et l'oreille de l'UdM ouverts sur le
monde et participe à la prospection, identification et mise en route des
enseignants et autres personnes ressources; il prend contact, en vue d'un
partenariat formel, avec les institutions de son pays ou de sa zone de
résidence à même d'apporter un appui à l'UdM ; il contribue au montage et
à l'actualisation des programmes, et enfin il effectue au moins deux fois
par an, des missions d'enseignement et d'encadrement à l'UdM. Son rôle,
comme je l'ai indiqué plus haut, est un concept propre à
l'institution.
La coopération a également été pensée ici pour être
ouverte à tous ceux qui, vivant au Nord, mais sans appartenir à quelque
institution universitaire, acceptent à l'occasion d'un séjour d'offrir un
peu de leur temps et de leur expertise. La mise en œuvre de cette
dimension de la coopération a eu pour effet de voir défiler sur le campus
de l'UdM, à titre individuel ou collectif, pour des conférences, cours et
autres démonstrations inédites dans l'environnement universitaire
camerounais, des praticiens, des spécialistes de tout bord dont la
présence et l'apport ne cessent d'enthousiasmer les étudiants, voire le
personnel d'encadrement de l'UdM.
Parmi les étudiants, la conscience de
la plus-value que tout cet apport représente dans leur formation reste
aiguë, de même que celle des opportunités qui se profilent pour eux. Par
exemple, les démonstrations faites sur le campus en 2003 par des pompiers
et urgentistes, venus dans le cadre d'une mission organisée par
BIAGNE, association amie de l'UdM basée à Saint-Etienne en
France, ont suscité de solides vocations chez les étudiants de la
3ième promotion de médecine auxquels des promesses fermes d'accueil en
spécialisation ont du reste été faites.
Tels apparaissent quelques axes
de la coopération Nord/Sud déjà en œuvre. D'autres projets sont en cours
de négociation avec des institutions universitaires allemandes,
canadiennes et encore italiennes, pour n'évoquer que celles déjà bien
engagées. Notre coopération avec le Nord, loin d'être sélective ou limitée
à quelques pays, se veut ouverte et attentive à tout apport qui pourrait
permettre de faire de l'UdM le lieu d'excellence dont ses concepteurs ne
cessent de rêver.
Naturellement, cette coopération n'a pas été pensée
pour fonctionner uniquement dans l'axe Nord/Sud. Les rapports avec le Sud
ont été inscrits à leur juste place, en commençant par les universités
camerounaises. Dans les textes organiques régissant l'enseignement
supérieur privé au Cameroun, il est d'ailleurs prévu que les
établissements naissants signent des conventions de coopération avec les
institutions publiques existantes. Ceci a été fait mais sans donner lieu
pour le moment à un véritable échange officiel d'expertise même si on doit
reconnaître que les enseignants des universités d'Etat, de Yaoundé,
Dschang ou Douala, auxquels les portes de l'UdM ont été largement
ouvertes, à titre individuel et privé, prennent une part importante dans
la formation des jeunes et la vie de l'institution. Avec les Universités
africaines, la coopération Sud/Sud a déjà atteint un certain niveau de
mise en œuvre au plan institutionnel. C'est le cas avec les Universités
de Kinshasa en RDC et de Parakou au Bénin. Et si avec le Nord la
coopération vise davantage à un transfert de savoir et de savoir faire
supposés à la pointe, avec le Sud, l'UdM recherche avant tout un partage
d'expériences ou de perspectives propres à l'environnement africain.
Ainsi, les nombreuses missions que les enseignants des Facultés de
Pharmacie et de Médecine de l'Université de Kinshasa ont effectué à
l'UdM, ont été autant d'occasions de toucher du doigt les problèmes
spécifiques d'une jeune institution comme l'UdM dans l'environnement
africain post-colonial et surtout post-ajustement structurel. Au-delà de
la dimension purement académique, la coopération Sud/Sud permet de mieux
comprendre combien une telle initiative peut être salvatrice, à la fois
sur le plan des opportunités de formation pour les jeunes, mais aussi pour
l'appropriation, par les Africains, de l' "Université" en tant que
concept. Il est en effet significatif que les missionnaires venus de
l'UNIKIN, en découvrant l'UdM aient, à chaque occasion reconnu: "
Ce que vous avez initié à travers ce projet, c'est ce que nous, les
Africains, nous aurions dû faire dès le lendemain de l'indépendance,
c'est-à-dire nous approprier l'héritage colonial qu'est l'université en
Afrique, plutôt que de le perpétuer".
Enfin, l'UdM étant un projet
communautaire où, dès le départ, il a été réservé une juste place à la
diaspora dans toute sa diversité, tout un pan de la politique de
coopération a été orienté vers les structures associatives de cette
diaspora. C'est précisément le cas pour BIAGNE que j'ai évoquée plus haut
et qui compte aujourd'hui parmi les partenaires les plus efficaces de
l'UdM.
Cette coopération avec les structures associatives est entrée
dans sa phase opératoire dès 2002 avec l'UdM-Ngom en Allemagne
d'abord, avec l'AED-F et la Banque Humanitaire en France ensuite,
et plus récemment avec l'AAED au Canada. Il est juste de
reconnaître que c'est à cette coopération avec les Associations que l'UdM
doit aujourd'hui le gros de ses équipements, de son fond documentaire, de
son matériel didactique qui débarquent de plus en plus régulièrement par
containers entiers sur le Campus de Mfetom à Bangangté.
On l'aura donc
compris, la coopération à l'UdM s'inscrit dans une perspective non
conventionnelle et multidimensionnelle. Elle transcende le champ
institutionnel pour s'ouvrir à des individus ayant des contributions
significatives à apporter et va au-delà du domaine académique pur
privilégié dans la plupart des conventions de partenariat
inter-universitaires.
Mais je reviendrai, pour conclure, à l'étudiant
en tant que premier bénéficiaire de cette coopération, pour dire que si
elle a été ainsi conçue, c'est afin de lui ménager les meilleures chances
d'insertion dans le monde globalisé qui l'attend au terme de ses études.
Car l'étudiant de l'UdM n'est point formé pour l'environnement camerounais
pas même africain mais pour trouver à s'insérer n'importe où dans le monde
dans son domaine de spécialité. Et c'est afin de le préparer au mieux à
cette éventualité que la coopération se veut aussi ouverte et aussi
ambitieuse, et qu'aucun effort n'est ménagé pour doter l'institution des
équipements répondant à une technologie de pointe.
Du reste, il n'est
pas rare d'entendre les étudiants se féliciter du nombre impressionnant de
missionnaires qu'il leur est donné de rencontrer tous les ans et dont
chaque passage sur le campus constitue pour eux l'occasion d'une ouverture
sur d'autres environnements scientifiques et expériences pédagogiques.
Ainsi, les étudiants de la première promotion de médecine, alors seulement
en 3ième année, ont vécu comme un véritable événement la projection d'une
vidéo sur une transplantation cardiaque réalisée, dans un CHU du Nord par
une équipe où ils avaient pu voir à l'œuvre l'enseignant missionnaire,
mais néanmoins camerounais, qui était en train de leur faire
cours.
Une telle politique de la coopération, avec des résultats
aussi palpables, constitue, à n'en point douter, un des facteurs qui font
qu'aujourd'hui l'UdM, malgré sa jeunesse, a déjà une certaine visibilité
dans l'environnement universitaire camerounais et qu'elle attire de plus
en plus de jeunes en quête de formation. Aussi ne peut-on que travailler à
renforcer et à consolider une telle conception de la
coopération.André Ntonfo
Secrétaire Général de
l'AED
Yaoundé

Diaspora-Echos
Deux médias
électroniques s'intéressent à l'UdMLe président de l'AED-F, Homère Nkwawo
a accordé une interview publiée simultanément sur les sites
Grioo.com et Bonaberi.com. C'était le 19 novembre dernier, à
la veille d'une soirée de gala organisée à Paris par l'AED-F au profit
de l'UdM à laquelle près de 500 personnes ont
participé.
L'interview ainsi que les réactions qu'elle a suscitées
sont disponibles sur les sites suivants: http://grioo.com/info5802.html
et http://www.bonaberi.com/article.php?aid=1424L'AAED offre du matériel didactique à l'UdM
Un important lot de matériel
didactique, comprenant 175 cartons de livres et 6 de balances de
laboratoire de haute précision a été envoyé à l'UdM, le 8 juillet
2005, par l'Association pour l'Aide à l'Éducation et au
Développement (AAED) basée au Canada. Cette cargaison, de plus de 4 tonnes, a
quitté le port de Montréal le 24 juillet et est arrivée au port de
Douala le 10 septembre dernier.
Par ce don, l'AEED participe
de façon significative à l'équipement de la bibliothèque
universitaire et des salles de travaux pratiques de l'UdM. Avec cet
envoi de près 3000 livres, la bibliothèque de l'UdM disposera de
plus de 6000 ouvrages, soit plus que le double de ce qu'elle possède
présentement. Ces volumes couvrent plusieurs sujets essentiellement
scientifiques (physique, mathématiques, biologie, sciences
médicales).
Dieudonné Mouafo scelle les cartons sur
une palette
Le tout dans la
bonne humeur Les livres et le matériel ont été soit
acquis, soit recueillis auprès de divers organismes à travers le
Québec et l'Ontario, à savoir les institutions universitaires, les
bibliothèques municipales ainsi que des particuliers. Les membres et
sympathisants de l'AAED se sont mobilisés pour dénicher les
bibliothèques donatrices, trier, conditionner, stocker et convoyer
cet important lot de matériel. Dans leurs démarches, ils ont croisé
plusieurs personnes sensibles et intéressées au projet de l'UdM.
L'AAED est un organisme à but non
lucratif basé au Québec dont la vocation est de lutter contre la
pauvreté dans les pays en voie de développement par la promotion de
l'éducation et de la santé, principalement en Afrique.
Contacts :Région de Montréal :
Jean-Bertos
Simo (450) 463-4580 jbsimo@hotmail.com
Région de
Gatineau/Ottawa :
Dieudonné Mouafo (819) 770-8089, Dmouafo@hotmail.com
Région
de Québec :
Maurice Defo (418) 681-8042, mdefo@hotmail.com
De Bangangté à Montréal : Enjeux de la formation à
l'UdM
En 2001, le Bac D en poche, mes parents
m'ont parlé d'une université à l'ouest du pays qui venait de voir le jour:
l'UdM. Je voulais faire des études d'informatique et l'UdM offrait cette
filière. La première fois que j'y suis allée en septembre 2001, j'ai cru
m'être retrouvée sur le site d'une école coloniale abandonnée ! En pleine
saison pluvieuse, les herbes étaient d'une hauteur stupéfiante, le terrain
était boueux et glissant. C'est pourtant bien là que 'poussent' aussi de
futurs médecins, pharmaciens, informaticiens etc.J'ai fait partie de la 1ère promotion de la
FST (Faculté des Sciences et Technologies). Au début, le programme et les
objectifs n'étaient pas clairement définis, les cours n'étaient pas assez
structurés, les laboratoires d'électronique et d'informatique n'étaient
pas équipés. On faisait peu de TP et avec les moyens du bord…! En 2ième
année, il y a eu beaucoup d'améliorations : programmes et objectifs
clairement définis, laboratoires plus équipés, enseignements de meilleure
qualité. Bref, on savait désormais où on allait! En 3ième année, ce fut un
'boum' : les enseignants venaient de l'École Polytechnique, de
l'Université de Yaoundé I, de l'Institut Africain d'Informatique etc.; 2
labos d'informatique ont été mis à notre disposition, le labo de
maintenance biomédicale voyait le jour et on disposait d'une bibliothèque
informatisée très fournie. J'ai effectué mon stage de fin de formation au
Centre des ressources informatiques de l'école polytechnique de Yaoundé.
Les enseignants et les étudiants de polytech' ont été très impressionnés
par mes connaissances et par la qualité de mon rendement. 
Amandine Bemmo sur
les bancs de l'Université de Montréal
Après l'obtention de ma licence en
Informatique et Réseaux en Octobre 2004, je suis partie au Canada
continuer mes études à l'UdeM, à savoir l'Université de Montréal.
Clovis SIMO, rencontré sur le campus de l'UdM alors qu'il était
chargé du projet UdMSCO (informatisation de la bibliothèque et de la
scolarité à l'UdM), m'avait dit en effet qu'en Amérique du Nord, les
connaissances et l'expérience d'un individu comptaient bien plus que
la renommée de l'université où il a passé ses diplômes. Il m'a
assuré que j'avais de fortes chances d'être admise mais j'ai demandé
une admission 'seulement en 1er cycle' parce que l'UdM était encore
en pourparler avec le MINESUP et je me demandais si mon diplôme
allait être reconnu. A mon arrivée, début Janvier 2005, une voix
intérieure m'a soufflé " Va rencontrer le responsable des études du
1er cycle, parle-lui de ta formation à l'UdM et présente-lui tes
relevés de notes ; on ne sait jamais…".
Au cours de ma rencontre avec le responsable
du 1er cycle, je lui ai présenté mes relevés de notes. Il m'a posé
quelques questions sur le programme de l'UdM et m'a dit qu'il y avait des
cours que je devrais suivre pour avoir un 'baccalauréat' ('licence' au
Cameroun) en informatique dans leur université car ils manquaient à ma
formation. Par contre, des cours que j'avais suivis à l'UdM n'en faisaient
pas partie. Selon lui, si j'avais fait génie informatique, je serais allée
directement en maîtrise ; mais comme je voulais faire informatique orienté
génie logiciel, il fallait que je suive les cours de leur programme qui me
manquaient. J'ai donc été admise en 3ème année informatique orientée génie
logiciel. Ce qui comptait pour l'UdeM n'était pas tant le diplôme reconnu
par le gouvernement camerounais mais bien les connaissances acquises
!Au début, j'ai trouvé le système académique
canadien très difficile. Les étudiants doivent se procurer les notes de
cours sur un site Internet qui leur est réservé. Le professeur dispense
son cours sous forme d'exposés avec vidéo projecteur ou rétroprojecteur. A
l'étudiant de compléter avec ses notes! Les cours ne sont pas très
approfondis. A l'étudiant de faire des recherches personnelles ! Depuis
notre jeunesse, les enseignants au Cameroun dictent les cours et nous font
écrire comme des greffiers ; Pas facile de changer ! Une autre grande
difficulté venait du manque de travaux pratiques. A l'UdM, on mettait
l'accent sur la théorie, notamment en programmation. Cependant, mes
aptitudes de théoricienne me permettent encore de bien concevoir les
solutions des problèmes et de mieux assimiler la pratique. Mon passage à
l'UdM m'a également donnée une base très solide en mathématiques
(incontournables en informatique !). Ma formation udémoise avec le projet
UdMSCO (j'étais membre de l'équipe de conception et développement) m'a
donné un bon niveau en base de données et de bonnes notions en génie
logiciel.Certes beaucoup de choses restent encore à
améliorer à la FST mais je pense que l'UdM est une université pleine de
ressources, d'énergie et qui a l'avenir. Ce que je dirais aux
étudiants l'UdM ? Avant tout que la reconnaissance d'un diplôme par le
gouvernement n'est pas ce qui compte le plus. En me confrontant au système
éducatif d'un pays à la pointe de l'informatique, j'ai constaté que
l'UdM m'a donné de solides bases et que cela annonce un bel avenir pour la
formation qui y est dispensée. Je compte continuer mes études en
maîtrise et pourquoi pas jusqu'au doctorat? Bien évidemment, je compte
apporter ma contribution à l'expansion de l'UdM car j'y crois. Elle n'est
ni rêve ni illusion, mais réalité, et bel et bien une innovation !
Amandine
Bemmo
Université de Montréal
Canada 
Vu par...
Cette rubrique est une
tribune libre, destinée à accueillir propositions, débats,
commentaires,
etc. de nos lecteurs ou de diverses personnalités.
L'UdM : une utopie de la société
civileAu cours des dix dernières années de la vie
de Mongo Beti (1991-2001), le couple conceptuel livre/lecture aura été au
centre de la réflexion de l'écrivain. Malheur aux peuples qui ne lisent
pas (Mongo Beti à Yaoundé 1991-2001. Textes réunis et présentés par
Philippe Bissek, Ed. des peuples noirs, Rouen/France, 2005, 255). Or, le
Cameroun figure parmi ces peuples. Mongo Beti, observateur attentif du
système éducatif camerounais notait par ailleurs que la société
camerounaise était rongée par un mal sournois, quasi souterrain, semblable
à celui dont meurent les jeunes enfants, les adultes parfois, dans nos
villages reculés où règne l'ignorance. Pour lui, le mal s'appelait anémie
intellectuelle.De là, son appel pour que la société civile
prenne les choses en mains afin d'éviter la dérive (op. cit.,352). Le
relire en 2005 est une expérience étrange. Ce que les lecteurs de Mongo
Beti auraient trouvé à l'époque utopique constitue aujourd'hui
effectivement le moteur de l'UdM.
En effet, l'UdM est une utopie au
sens où elle participe d'un projet de transformation sociale que l'on
aurait peut-être tenu pour impossible il y a de cela quelques années
seulement ! Parler d'utopie, selon Herbert Marcuse revient à évoquer
l'impossibilité de réaliser le projet d'une nouvelle société, parce que
les facteurs subjectifs et objectifs d'une situation sociale donnée
s'opposent à sa modification. On dit alors que la situation n'est pas
'mûre' (La Fin de l'utopie, Paris, Seuil, 1968, 8). Les concepteurs de l'
UdM ont, quant à eux, décidé de franchir le pas et de faire évoluer cette
situation qui tardait à mûrir !L'UdM, est désormais légalement inscrite
dans le champ universitaire camerounais dans lequel, elle voudrait
s'élever à force de compétence, de tolérance et d'efficacité ! Elle est
une sommation de répondre à ces exigences
éthico-intellectuelles.Le 13 Janvier 2000, dans le journal Le
Messager, Mongo Beti proclamait : Société civile réveille-toi !
L'UdM n'est-elle pas une des figures extrêmes de ce réveil
?Sindjoun
Pokam
Yaoundé
Regards sur la professionnalisation dans le système
éducatif canadien A l'heure où le débat sur la
professionnalisation de l'enseignement refait surface dans un
contexte de compétition globale et aussi de chômage rampant des
diplômés en Afrique, un regard sur l'expérience canadienne de
l'intégration du système éducatif postsecondaire au marché du
travail nous a semblé digne d'intérêt.Le contexte anglo-saxon :
cap sur la performance Le système éducatif canadien
fait partie du monde anglo-saxon dont il reflète la vision. Alors
qu'en Europe l'éducation est considérée comme un service public au
même titre que le système de santé par exemple, en Amérique du nord
au contraire c'est d'abord un investissement dans l'individu en vue
de répondre à un besoin social actuel ou à venir et au marché du
travail. L'accent est donc mis sur la formation professionnelle.
L'éducation est un service offert à l'étudiant-client qui doit en
supporter les coûts avec en contrepartie, son mot à dire sur le
contenu et la qualité de la formation, voire sur la gestion de
l'institution. L'évaluation des enseignants par les étudiants y est
une pratique établie et peut coûter leur poste à des enseignants. Le
financement du système repose sur un partenariat tripartite entre
l'individu, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux dont le
secteur privé, principal utilisateur du produit final. Les pouvoirs
publics n'hésitent pas à épauler au besoin les autres partenaires :
prêts et bourses aux étudiants, subventions aux établissements de
formation et primes à l'embauche aux entreprises privées. Cette
différence de philosophie explique les contrastes dans les
performances observées de part et d'autre de l'Atlantique.
Au Canada, le système
scolaire postsecondaire offre deux possibilités : les collèges
communautaires où la formation est courte et axée sur le monde du
travail et la pratique, et les universités où l'enseignement est
plus théorique. Néanmoins dans les deux cas les programmes sont
généralement conçus avec la participation du secteur privé.
Une multitude d'outils de
professionnalisationAu fil des ans, le système
éducatif canadien a développé de nombreuses formules novatrices pour
faciliter la professionnalisation : L'école orientante est une
démarche destinée à initier les jeunes à l'environnement
professionnel réel. Elle comprend des visites guidées dans les
universités ou les centres professionnels, des 'stages d'un jour' au
cours desquels l'élève est jumelé pour une journée à un parent
travailleur, ou des sessions permettant à un parent d'élève invité à
venir entretenir la classe sur son métier.
Le régime coopératif
quant à lui est un véritable partenariat universités/entreprises qui
permet à l'étudiant d'alterner sessions d'études et stages rémunérés
en entreprise. Ces stages préparent l'insertion professionnelle des
jeunes tout en permettant aux futurs employeurs de dénicher des
talents et d'assurer l'adaptation constante de la formation aux
besoins du marché du travail.
Un service du placement offre
information, conseils et préparation aux finissants en quête d'un
emploi, tandis que la formation continue donne la chance aux
travailleurs adultes de se perfectionner, même par une formation à
distance grâce aux nouvelles technologies. De plus, des emplois du
temps très flexibles permettent d'accommoder les travailleurs, avec
des cours répétés en soirée ou programmés en fin de semaine.
En
guise de conclusion
Les taux de placement des finissants proches
des 100% dans certaines filières témoignent de l'efficacité de ce
système éducatif et de son adaptabilité aux besoins changeants du
marché du travail. La maîtrise, après l'informatique, de filières
émergentes telles les biotechnologies, le tourisme, le marketing, ou
le commerce international a permis au Canada de se positionner
avantageusement sur le plan international en exportant son
expertise. Ses universités attirent de plus en plus les jeunes des
autres pays tant du Nord que du Sud. Mais surtout, le principal
atout du système vient aussi de sa capacité à constamment se
remettre en cause, marquer une pause et faire le point, apprendre de
ses erreurs et s'ajuster. Les programmes sont réévalués en moyenne
tous les 3 à 5 ans et des filières de formation naissent ou
disparaissent ainsi au gré du contexte.
En comparaison, dans
plusieurs pays africains au contraire, des programmes conçus il y a
30 ou 40 ans et sans la participation des partenaires sociaux, n'ont
jamais été remis en cause pour autant. Les régimes scolaires
d'enseignement général destinés à l'origine à combler les besoins
d'une administration publique alors naissante, n'ont pour la plupart
jamais été revisités malgré l'évolution des priorités et
l'apparition dès les années 1980, d'un chômage massif des diplômés.
L'approche participative et le sens de l'innovation du système
canadien pourraient peut-être inspirer la nécessaire réforme de
l'éducation en Afrique. Déjà, la mondialisation amène plusieurs pays
européens à réformer leur système éducatif en y introduisant au
besoin des concepts d'inspiration anglo-saxonne. Il est à espérer
que cette réalité déclenche le débat de plus en plus urgent sur le
devenir de l'éducation en Afrique.Dieudonné Mouafo
Ottawa,
Canada
L'Afrique Noire
est mal partie … Pas si sûr !À l'occasion d'une mission qui m'a emmenée à
Douala l'été dernier, Ambroise Kom et André Ntonfo ont mis tout en œuvre
pour me permettre de toucher du doigt la réalité de l'UdM à Bangangté.
Depuis bientôt deux ans en effet, je fais, moi aussi, partie de l'armée de
bénévoles qui donnent un peu de leur temps et de leur savoir-faire aux
multiples activités de l'AED-UdM. En 2003, j'ai accepté la proposition
d'Armelle Cressent de m'occuper de la réalisation de la maquette de 'La
Lettre de l'AED-F' et plus tard de celle de 'UdM.COMM'. J'ai
ainsi été amenée à lire de nombreux textes, à voir une multitude de photos
et même à regarder un montage vidéo sur l'UdM. Je me suis engagée dans
cette aventure un peu sur la pointe des pieds en me disant qu'il
s'agissait sans doute d'un simple "projet de plus", d'un projet comme tant
d'autres qui naissent en Afrique !
"Justin Fotso,
Françoise Gandon et André Ntonfo..."
Depuis un long séjour au Niger en 1995
et différentes missions sur le continent, j'ai vu naître ô combien
de beaux projets, sans lendemain, pourtant ! Jusque-là, les contacts
que j'avais eus avec les différents acteurs de l'AED-UdM m'avaient
convaincue qu'il s'agissait de quelque chose d'autre. En visitant
l'UdM, passer du virtuel au réel m'a permis d'apprécier l'énorme
travail abattu depuis 2000, année d'ouverture de l'université. J'ai
pu mesurer toute l'audace des quelques universitaires qui ont lancé
le projet et l'immense énergie animant l'équipe qui le porte. En
témoigne le chemin parcouru depuis le défrichement du site jusqu'à
la construction de la clinique universitaire sur le site définitif
de Banékané, en passant par l'équipement des laboratoires,
l'aménagement de la bibliothèque...J'ai également pu mesurer l'impact de la
formidable mobilisation de la diaspora camerounaise pour la réussite de ce
projet et de la mise en place des différentes collaborations avec les
universités africaines et européennes.
Dommage que ma visite se soit
déroulée pendant la période estivale et que je n'aie pu voir que quelques
étudiants !
Françoise
Gandon
Paris, France 
Partenaires
L'Université d'Udine (Italie) et l'UdM signent une
convention de partenariat
Le Pr. Furio Honsell, Recteur de
l'Université d'Udine (Italie) et les responsables de l'AED et de
l'UdM ont signé une convention de coopération le 10 juillet 2005, à
Bangangté. Cette cérémonie marquait une étape importante dans
les démarches entreprises depuis 2004 entre les 2 institutions.
Cette coopération vise plusieurs objectifs dont les principaux
sont la mise en place d'un programme d'échanges de professeurs et
d'étudiants, ainsi qu'une procédure de validation réciproque des
enseignements. Le développement des relations culturelles et
sportives entre étudiants et la collaboration entre les
bibliothèques constituent également un volet non négligeable de ce
partenariat.

Le Président de
l'AED remet son certicat d'adhésion au Recteur de
l'Université d'Udine , nouveau membre de l'AED
!Très impressionné par la philosophie du
projet UdM et la manière dont elle est mise en oeuvre, le Pr.
Honsell n'a pas hésité à devenir lui-même et à titre personnel,
membre de l'AED.
Cette nouvelle convention s'ajoute à celles,
déjà nombreuses que l'UdM a nouées en Afrique et de par le monde
avec des institutions d'enseignement supérieur.

Dons
Chaîne de solidarité : la Fondation Jean-Félicien Gacha
offre un cabinet dentaire à l'UdMDans le dernier numéro de UdM.Comm, nous
soulignions le don d'un cabinet dentaire à l'UdM par la fondation Jean
Félicien Gacha. La réception officielle de cet important équipement a eu
lieu le 16 juillet dernier sur le campus de Mfetum en présence des
autorités de l'AED-UdM et de Madame Dumas, fondatrice de la
Fondation.
Précisant le sens de cette action philanthropique, le
sécrétaire général de la Fondation Gacha, Yves Foalem Fotso a déclaré : "
Il s'agit pour notre fondation de participer non seulement à la formation
de la jeunesse camerounaise […] mais également de contribuer à assurer
l'accès aux soins dentaires à moindre coût aux populations de tout le
département du Ndé, voire de la province de l'Ouest. "
Habituée aux
partenariats et aux dons venant de la diaspora, l'AED se félicite cette
fois de pouvoir compter également sur la solidarité d'une fondation
camerounaise dont la vocation est de soutenir les initiatives locales. La
rencontre de la Fondation Gacha avec l'AED était donc inévitable
!
C'est un groupe de chirurgiens dentistes du Nord de la France qui
avait fait don d'un cabinet dentaire à la fondation camerounaise. Cette
dernière, après avoir pris en charge son acheminement vers le Cameroun a
décidé de l'offrir à l'UdM. Le projet ne s'arrêtera pas là puisque, grâce
à la Fondation Gacha, une équipe de stomatologues français s'est proposé
de venir chaque année soutenir la formation de chirurgie dentaire qui sera
bientôt proposée à l'UdM.
Le chef Supérieur Bazou,
son homologue de Bangoulap ainsi que la Fondatrice de la Fondation
Jean-Felicien Gacha coupe le ruban... 
Le cabinet dentaire offert par la
fondation Gacha
Le Rotary Club de Douala Atlantique accentue son
soutien à l'UdM Le 28 mai 2005, sur le campus de
Mfetum, l'AED-UdM a reçu du Rotary Club de Douala Atlantique,
un important don d'équipements biomédicaux et de matériel didactique
pour ses laboratoires. Les membres du Rotary ont fait le déplacement
afin d'assister à la cérémonie organisée pour l'occasion. M. Marcel
Nyat Njifendji. Le Maire de Bangangté, le représentant du Chef
Supérieur Bangangté ainsi que plusieurs étudiants et employés de
l'UdM, ont également honoré de leur présence cette cérémonie.
Le
Rotary Club qui avait déjà pris en charge le transport et le
dédouanement d'un don de matériel d'analyses médicales offert par M.
Kleber Wandji de France, confirme ainsi une très appréciable
collaboration avec l'UdM.
Le
President du Roraty club, le President de l'AED et le Maire de la
commune rurale de Bangangte.

UdM.Comm
B.P.
208 Bangangté
Cameroun Tel: +
(237) 348 90 89
Fax: + (237) 348 45 79
Courrier
électronique:
udm.comm@wanadoo.fr
Edité par L'AED (Association pour l'Education et le
Développement)
Association à but non lucratif (Loi du 19 Décembre
1990)
Enregistrée le 26 Août 1994 (Déclaration N0
23/RD/F36/BAPP)
Directeur de
publication :
André Ntonfo
UdM.Comm
Contact : udm.comm@wanadoo.fr
Rédacteur en chef :
Ambroise KomConseiller à la rédaction :
Noël Toche
MbahSecrétaire de rédaction :
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Françoise
GandonRédaction :
Jean-Pierre Chaungueu
François
Xavier Luc Deutchoua
Alphonse Djapiapsi
Innocent Futcha
Luc
Kamga
Anselme NzokoOnt collaboré à ce
numéro :
Relecture : Amber Baker, Chantal Polony,
Sue Thomas et Véronique
Chartier-Tchoumta