Kidnappings : Mobilisation exceptionnelle à l’UdM. Origine: Cameroun Publié le: Dimanche, 7 Février 2010
A quelque chose malheur, serait-on tenté de dire au regard de la forte mobilisation qui a entouré le double enlèvement d’étudiants UdMois survenu le 16 novembre 2009 et le 06 janvier 2010.
C’est avec stupeur que l’ensemble de la communauté universitaire a appris, une fois de plus, au matin du 07 janvier 2010 l’enlèvement la veille vers 19 heures de deux étudiants de première année de médecine et de sciences infirmières : Yannick Djoua et Marie Louise Kouam Kouam. Ce kidnapping ressemblait à tous points de vue à celui qui s’était produit le 16 novembre 2009 vers 19 heures et dont était victime Audrey Djapoun.
Dans les deux affaires, l’on notait que les raps avaient eu lieu dans les mini-cités des concernés, le mode opératoire était le même, les ravisseurs semblaient travailler pour quelqu’un à qui ils rendaient compte au téléphone. Les victimes semblent avoir été détenues dans une villa située à environ une heure de Bangangté. Bien que les étudiants aient été libérés sains et saufs dans les deux cas, plusieurs indices laissent penser que les parents ont été rançonnés. Mais leur silence ne facilite pas le travail des enquêteurs.
Dès le cas de novembre 2009, une cellule de crise a été créée par Godlive Mboke Ntua, le Préfet du Ndé. Outre les réunions de cette cellule, l’on a noté une réunion extraordinaire du Conseil d’orientation de l’AED le 09 janvier, suivie le lendemain d’une réunion qui a vu la participation de plus de 150 parents d’étudiants, puis le jeudi 14 janvier d’une réunion tripartite : administration publique, bailleurs des mini-cités, responsables et étudiants UdMois.
Au sortir de ces différentes réunions, une batterie de mesures de sécurité individuelle et collective a été arrêtée. Au nombre de ces mesures, l’on compte le regroupement par zones des mini-cités de la ville et la création de comités de vigilance pour chacune de ces zones.
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